La physique
actuelle, un conte de fées !
Oh,
ce n'est pas moi qui le dit et si je vous demande de deviner quel en est
l'auteur, je suis sûr que vous donnerez votre langue au chat !
Pour
vous aider, je peux vous dire qu'il ne s'agit pas d'un physicien
français, bien que Jean-Marc Lévy-Leblond a pu dire, en 2006, que la
physique actuelle est improductive…(la Recherche, juil-août 2006), bien que Marc
Lachièze-Rey attend des idées neuves (Science & Vie, avril 2006)… aucun de nos éminents scientifiques
n'ose admettre que leur domaine est devenu totalement biscornu et est
passé hors du champ des sciences concrètes et déterministes.
Voici un extrait du texte duquel je tire
cette sentence : " I've long maintained that the conventional history of science,
as presented in the media, textbooks and by the stories scientists tell
themselves is basically a collection of fairy tales." (" Depuis
longtemps je maintiens que l'Histoire conventionnelle des sciences, telle
que présentée dans les médias, les manuels et par les récits des
scientifiques eux-mêmes, est fondamentalement un
recueil de contes de fées.")
L'auteur
de ce texte n'est autre que Tony Rothman (encore lui), professeur de
physique à Princeton, N.Y. Ce professeur occupe actuellement la chaire
qu'occupait Albert Einstein jusqu'à sa mort en 1955. Sa crédibilité ne
peut donc être contestée et cependant, il n'est pas à l'abri de représailles
de la part de ses pairs ou des autorités supérieures de la science
américaine. Rappelons-nous l'appel
des 34 scientifiques dans New scientist de mai 2004 qui se
plaignaient publiquement des sanctions qu'ils subissaient parce qu'ils
ont manifesté leur désaccord avec la théorie du Big Bang.
Mais
Tony Rothman a ce courage que l'on cherche en vain dans la communauté
scientifique de tous les pays et particulièrement en France.
La
physique actuelle, un conte de fées ? Probablement, tant qu'elle sera le
cadre de trous noirs, de matière grise, d'univers multiples, de trous de
vers, de cordes, de supercordes… dans lequel nos physiciens pourront
s'ébattre ou rêvasser.
Avril
2012.
La physique, une
tour de Babel croulante !
Ce
n'est pas moi qui le dit mais Tony ROTHMAN, Professeur de Physique
théorique à Princeton. Et ce Professeur devrait savoir de quoi il parle,
n'occupe-t-il pas la chaire d'EINSTEIN lui-même ?
Que moi je le
dise, n'émeut personne et c'est normal. Que Jean-Marc Lévy-Leblond le
dise (la Recherche, Juil-Août 2006) n'ébranle pas davantage les
consciences de nos physiciens pas plus par ailleurs que celle de JMLL
lui-même. Que la physique théorique soit pleine de contradictions, de
non-sens, de lézardes n'inquiète personne. Chacun continue son petit
bonhomme de chemin à la recherche d'une Théorie du Tout dans le fatras
des théories élaborées depuis bientôt un siècle.
Rothman
écrit : " Mais, la construction a des lézardes. Plus le
physicien avance dans son métier, plus elles lui apparaissent. Il
découvre la crasse que l'on a balayé sous le tapis, les embrouilles et
les tromperies qui n'épargnent pas non plus la physique. Il se rend
compte avec inquiétude que cette construction prétendument stable ressemble plutôt à une version moderne
de la Tour de Babel de Pierre Bruegel, une structure délabrée de modèles
isolés, tenant vaille que vaille les uns aux autres par des explications
tordues, bref une monstruosité qui s'écroule du ciel."
Plus
loin, après avoir énuméré certains des problèmes auxquels les physiciens
actuels apportent des réponses ad hoc sans aucune référence à
l'expérience ou à la physique classique, il conclut :
"Ce sont justement les
rédacteurs de manuels de mécanique quantique qui sont les plus astucieux
pour balayer les difficultés de conception sous le tapis. Peut-être
est-ce dû à leurs sujets qui contredisent tellement le bon sens…
Il y a des tas de problèmes
comme ceux-là en physique. Au lieu de faire comme s'ils n'existaient pas,
les physiciens devraient rester honnêtes et reconnaître devant les
étudiants lorsque leurs explications esquivent un précipice.
Encore vers la fin du XXe
siècle la physique passait pour vérité révélée, dans laquelle Dieu
dévoile son visage. Certains physiciens voudraient sauvegarder cette
image. Personnellement je préfère voir la physique comme une collection
de modèles théoriques. Ils décrivent le paysage mais ne sont pas le
paysage lui-même. Des réponses définitives sont de ce fait tout
simplement hors de notre portée.
Certainement les
physiciens sont arrivés plus loin que les représentants d'autres sciences
dans la description de la nature. Ils ne devraient toutefois pas
confondre cela avec la connaissance.
"
Dis-moi ce que tu lis…
A croire que les
ouvrages d’Igor et Grichka Bogdanov sont en permanence sur la table de
chevet de Luc Allemand, Rédacteur en Chef de la Recherche. A croire aussi
que ce duo de « scientifiques »
lui procure d’affreuses migraines.
En rêve-t-il la nuit ? Toujours est-il qu’il occupe une bonne
part de son activité diurne. Ne lui a-t-il pas consacré pas moins de 3 articles en 15 mois dans sa
rubrique « Touche pas à ma science ». ?
Veut-il leur faire de
la Pub ou bien tient-il à
prévenir les lecteurs de sa Revue que ces personnages ne sont pas de
vrais scientifiques et que leurs ouvrages sont à la Science ce que la
pizza est à la gastronomie.
A-t-il une si faible
opinion des lecteurs de la Recherche qu’il suppose ses mises en garde
nécessaires comme si ils n’étaient pas capables de trier par eux-mêmes le
bon grain de l’ivraie ?
Janvier 2012.