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Atomes et matière,                                               ISBN 978-2919314-027,   360 pages, 34 €

Mécanique céleste et Cosmologie,                 ISBN 978-2919314-003,   158 pages,  18 

Atoms and matter                                                ISBN 978-2919314-034,   338 pages  34 €

 

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Je reproduis ci-dessous le message qu’Alain-Christophe BON, élève de l'Ecole Polytechnique, m’a fait parvenir par e-mail.

 

 

 

Monsieur,

 

 

En navigant sur internet, je suis tombé sur votre site. Intrigué par le titre aguicheur de votre site, j'ai pris le temps d'en lire le contenu et surtout pris le malin plaisir de refuter une par une les assertions que vous proposées. Vos remarques soulèvent parfois, il est vrai, des paradoxes apparents. Cependant, elles démontrent surtout, sauf votre respect, un certain manque de culture scientifique et notamment un manque de maîtrise des théories que vous pensez mettre à bas, voire une méconnaissance totale de celles-ci. Votre discussion sur la constante de Boltzmann est confondante et montre votre manque totale de sens physique, puisque vous procédez par syllogisme dans vos raisonnements, sans comprendre la réelle signification des formules que vous employez.

 

Prenons l'exemple de votre critique de l'expérience de Pound et Rebka. Ce que dit exactement un raisonnement relativiste est que deux observateurs situés à deux altitudes différentes au-dessus d'une même verticale, c'est-à-dire sont à deux potentiels de gravitation différents, ne mesurent pas de la même façon l'écoulement du temps. Une horloge située plus haut qu'une autre avancera par rapport à cette dernière. La fréquence d'un photon émis plus bas que l'observateur sera donc plus basse que si il avait été émis à la même altitude que l'observateur. C'est là le véritable esprit de la théorie d'Einstein (Einstein l'a bien mieux expliqué que moi dans ses publications. Veuillez vous y référez pour des explications plus claires et détaillées ).

Concernant vos fameux photons "manquants", il y a encore une interprétation erronnée de votre part. Vous pensez sans doute que de l'énergie est perdue d'un observateur à l'autre puisque la fréquence baisse et que énergie et fréquence sont liées par la formule d'Einstein E=h*f. Pour résoudre le problème, il suffit de remarquer que fréquence et énergie se modifient de la même manière lors d'un changement de référentiel. L'énergie émise par l'atome de cobalt dans son référentiel est perçue légèrement inférieure par l'observateur en altitude.

Enfin, vous prétendez que le décalage de fréquence est imperceptible du fait de la largeur en énergie de la désintégration du cobalt. Pourtant, le spectre de désintégration du cobalt présente un certain spectre dont la modification lors d'un changement de repère est exactement prévue par la théorie. Le pic du spectre se déplace effectivement de la quantité prévue par Einstein.

 

Même si mes explications sont un peu succintes, je peux vous assurer qu'au niveau de physique où vous vous placez, la physique est cohérente. Certes, d'autres modèles équivalents, d'autres interprétations sont possibles. Cependant, une théorie physique est censée donner une description correcte de la réalité. C'est ce que les théories "admises" font très bien dans un certain domaine de la réalité. Une preuve indirecte en est la fiabilité des technologies dérivant de cette physique. Je doute que vos pseudo raisonnements physiques aient la même efficacité ni le même pouvoir prédictif que les théories et raisonnements que vous mettez à mal.

 

Je ne prétends pas détenir la science infuse en physique, je ne suis d'ailleurs que simple élève à l'Ecole Polytechnique. Je ne tire aucune "gloire" des théories que j'apprends et je tente d'exercer au mieux mon sens critique à l'égard de ce qu'on me dit. Je suis d'ailleurs ouvert à toute discussion en physique, mais là, je dois reconnaître que votre "mauvaise foi", qui est due, je le répète, à votre méconnaissance de la Physique tant expérimentale que théorique, me laisse assez perplexe quant à vos compétences réelles en physique, voire m'amuse, mais aussi m'inquiète pour toutes ces personnes qui pourraient être amenées à vous croire. De manière objective, je comprends tout à fait que votre "bonne parole" soit censurée. On n'a pas idée d'affirmer de telles absurdités avec une telle assurance. Vous devriez avoir plus de respect envers ces scientifiques qui, eux, font progresser la connaissance et procurent à l'humanité des avancées techniques appréciables. La première qualité du scientifique est justement la modestie.

Je n'ai pas lu votre ouvrage sur la mécanique de l'atome. Vous me reprocherez sans doute de le critiquer sans l'avoir lu. Il ne m'est pourtant pas difficile de réaliser qu'il ne doit pas apporter grand chose par rapport à la science déjà établie.

 

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie, Monsieur, d'accepter mes salutations distinguées,

 

Alain-Christophe Bon

 

 

(Ce texte est reproduit par « copier-coller » avec, bien sûr, ses erreurs orthographiques et de syntaxe)

 

Si le fait de répondre à ACB tient plus de la simple correction de ma part que de l’intérêt, pour moi, de convaincre cet étudiant du bien-fondé de ma démarche, il s’avère que les  étudiants qui pensent comme Alain-Christophe BON sont légion dans les rangs des écoles supérieures et que la réponse que je lui adresse peut intéresser un grand nombre de gens spécialisés ou se spécialisant dans la physique moderne.

 

 

 

Ma réponse à Alain-Christophe Bon :

 

Vous me reprochez de méconnaître la physique mais vous confondez les théories modernes et la physique elle-même. Vous oubliez tout simplement que, comme leurs noms l’indiquent, ces théories ne sont que des théories, ou pour appeler un chat un chat, des hypothèses, des spéculations.

Je vous mets au défi de trouver dans mes textes, un manque de rigueur ou une quelconque preuve de méconnaissance de la physique classique.  Les théories modernes ne sont cohérentes qu’à partir de leurs propres postulats et ces postulats ne s’appuient jamais sur les bases de la physique classique. Ils ont toujours un caractère ad hoc comme il est facile de s’en rendre compte. Prenons par  exemple, au hasard, la constante de Boltzmann que vous me reprochez de critiquer sans toutefois indiquer en quoi ma critique témoigne d’une méconnaissance de la physique.

 

La constante de Boltzmann.

 

Comme je l’indique dans mon texte http://perso.wanadoo.fr/ebraw/Boltzmann.htm cette Constante résulte d’une opération mathématique qui consiste à diviser la Constante macroscopique des gaz parfaits par le Nombre d’Avogadro. En toute rigueur ce procédé conduit à attribuer à la constante de Boltzmann, dans le domaine microscopique, la même signification que celle de la Constante des gaz parfaits et en particulier à attribuer à une particule isolée les mêmes propriétés d’enthalpie et de chaleur spécifique que celles d’un gaz.

Il est évident que ce n’était pas là l’intention de Boltzmann, qui, en introduisant cette constante, voulait seulement donner un ordre de grandeur de l’énergie cinétique moyenne d’une molécule dans un gaz. C’est du reste à cette occasion qu’il introduit la notion de physique statistique.

Les physiciens modernes font  un usage abusif de cette constante en décrétant, dans le cadre du modèle standard, qu’une particule de masse m ne peut être créée que lorsque la température T atteint un certain seuil donné par la formule : m=kT/c²  (k, Constante de Boltzmann ; c, célérité de la lumière).

Il est évident que cette loi est purement ad hoc. Elle ne se prête à aucune vérification expérimentale. Sa cohérence n’est que dimensionnelle et ne se justifie que par l’hypothèse où l’énergie kT est bien égale à mc² mais, quoique vous en pensez, personne n’y est encore allé voir. Par ailleurs, même si cette égalité est fondée, rien ne prouve que, en mettant cette quantité d’énergie dans les conditions de température requises, on aboutirait à la création de cette particule. Sans compter que le modèle standard ne précise jamais sous quelle forme se trouve l’énergie avant la création des particules et comment est générée la température en l’absence de ces particules.  Puisque la température, dans l’esprit de la physique actuelle, est représentative de l’agitation des particules, il faut donc, nécessairement que les particules existent… avant  leur création. (Je sais, vous allez me répondre que ce sont les quarks qui existaient alors et que, lorsque leur agitation diminue, la formation des nucléons devient possible. Ainsi, le modèle standard ressemble à des poupées russes où les hypothèses (ici, celle des quarks, car l’existence des quarks ne pourra jamais être mise en évidence mais permet de justifier l’appel de crédits pharaoniques ) s’emboîtent les unes dans les autres, justifient le raisonnement ou l’hypothèse suivante.

Vous me reprochez de raisonner par syllogisme et vous ne voyez pas que, dans cet exemple, c’est justement la physique moderne, que vous défendez, qui en fait un usage intensif.

 

 

L’expérience de Pound et Rebka.

 

Vous prétendez que j’interprète de façon erronée les résultats de cette expérience et vous me prêtez une confusion entre l’énergie et la fréquence du photon. Où avez vous lu que j’associe une certaine énergie à la fréquence d’un photon ? Alors que je ne cesse de dénoncer cette extension abusive de la loi de Planck et d’Einstein.

Un photon isolé (si toutefois le photon existe) ne peut avoir de fréquence puisque, en toute rigueur, la fréquence caractérise un nombre d’événements en fonction du temps. Dire qu’un photon isolé change de fréquence est un non-sens que seuls peuvent admettre ceux qui, comme vous, acceptent un raisonnement exactement relativiste  et encore, sans jamais se référer à Einstein. Si vous preniez la peine d’étudier, dans le texte, cette proposition d’Einstein, vous pourriez vous rendre compte que l’expérience de Pound et Rebka n’a rien à voir avec le véritable esprit de la théorie d’Einstein, qui envisageait l’atome émetteur dans des conditions gravitationnelles différentes, alors que dans cette expérience, l’atome émetteur est fixe et ce sont les observateurs qui se trouvent dans des conditions gravitationnelles différentes. Einstein a bien dit :  « la fréquence d’un atome qui se trouve à la surface d’un corps céleste, est un peu plus petite que la fréquence d’un atome du même élément qui se trouve dans l’espace libre (ou à la surface d’un corps céleste plus petit). » Pour lui, donc, ce sont bien les atomes et non les observateurs qui se trouvent dans des situations différentes. Une variation de la fréquence observée comme dans l’expérience de Pound & Rebka doit donc, en toute rigueur, traduire une variation du nombre de photons dans l’unité de temps indépendamment  de l’  « énergie » de chaque photon.

Incidemment, je voudrais préciser ici, que d’après la structure de l’atome que je propose, le photon ne transporte pas d’énergie ; les fronts d’onde sont constitués de charges électriques qui provoquent un effet énergétique sur les atomes rencontrés. Il ne s’agit donc pas d’énergie cinétique mais bien d’un « apport de charge d’électricité » qui modifie les conditions physiques de l’atome récepteur. Vous conviendrez que cette hypothèse n’est pas plus farfelue que celle qu’acceptent  les physiciens d’aujourd’hui et vous auriez pu prendre connaissance de cette proposition dans un des textes de mon site,  la méditer, de tenter de la comprendre avant de prendre le malin plaisir à réfuter tout ce qui n’est pas conforme à ce que vous avez appris.

 

Vous vous permettez de critiquer ce que j’écris  sans même me lire, convaincu que vous êtes, que seule la physique que l’on vous enseigne est juste et vraie. Vous m’accusez de mauvaise foi, de proférer des absurdités, vous approuvez la « censure » qui m’est imposée, vous me demandez  de manifester du respect à l’égard des chercheurs qui se dévouent tant pour le bien de l’humanité… Vous ne comprenez pas combien votre attitude est rétrograde et … stérile. Discuter, remettre constamment en cause les hypothèses admises, chercher toujours d’autres explications aux résultats des observations sont les seules conditions qui permettent le progrès des connaissances.

Vos diplômes témoignent seulement que vous avez bien appris (et peut-être aussi, compris, ce qui n’est pas la condition nécessaire), la physique qui vous a été prodiguée. Ils ne vous garantissent en aucun cas que cette physique est juste et qu’elle ne sera pas remise en cause un jour, ce qui sera nécessaire car il est certain qu’il reste des tas de choses à découvrir et à comprendre. Mais ce qui semble évident, c’est que vous ne serez pas à l’origine de ces progrès si vous persistez dans cette attitude. Du reste, la formation que vous recevez dans votre Ecole ne semble pas vous destiner à la Recherche, 8%  seulement des X s’y consacrent, le reste fait de la gestion ou de l’Administration. (Je prie pour que vous ne soyez jamais nommé à un poste clé qui contrôle les crédits alloués à la Recherche !!! )

 

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