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Atomes et matière,                                               ISBN 978-2919314-027,   360 pages, 34 €

Mécanique céleste et Cosmologie,                 ISBN 978-2919314-003,   158 pages,  18 

Atoms and matter                                                ISBN 978-2919314-034,   338 pages  34

 

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Critique du livre de Kip S. THORNE, Trous noirs et distorsions du temps.

Supposez que vous soyez conviés à une Conférence ayant pour sujet : Balais volants et distorsion de l’espace. Que cette invitation émane d’un physicien connu et que de nombreux physiciens doivent leur renommée internationale à leur contribution sur ce sujet.

  Vous savez bien sûr que les balais volants n’existent pas, tout au moins, vous n’en avez jamais vu. On en parle dans les contes pour enfants où ils permettent aux sorciers et sorcières de se promener dans l’espace. Mais dans la vie de tous les jours…

  Mais après tout, pour fantastiques qu’ils soient, pourquoi n’existeraient-ils pas ?

  Les balais existent. Le fait qu’un objet, aéroplane ou balai, vole n’a rien d’extraordinaire au 20e siècle. Il suffit de se pencher sur le problème théorique du balai volant, de définir les lois théoriques qui

régissent le vol des balais, de consulter les collègues spécialistes du vol, du vol du canard, du vol des delta-planes, du vol du javelot… les spécialistes de l’aérodynamique, les spécialistes de l’équilibre de la position assise d’un bipède sur un manche, les spécialistes de la distorsion de l’espace traversé par un objet volant… et de démontrer que toutes les connaissances théoriques, dans chacun de ces domaines, mises bout à bout permettent effectivement de supposer que le vol des balais est possible et que le temps se tortille pour le voyageur en équilibre sur le manche.

  Ce qui peut faire l’objet d’une littérature abondante, de débats passionnés et passionnants. Ce qui peut valoir des titres ronflants aux spécialistes de ces sujets et leur entrées au gotha des physiciens. 


 

 

 

  

  Kip S. Thorne fait partie de la Nomenklatura internationale de la physique actuelle. Celle qui, sur la base des formules de la relativité générale d’Einstein, a enfanté tout un arsenal d’objets fantastiques tels le big bang, les trous noirs, la matière sombre, la masse manquante, les ondes gravitationnelles, les fluctuations énergétiques du vide, l’antimatière, les trous de ver, les cordes cosmiques, les gravitons, l’hyperespace…et je ne sais quoi encore !

  Inutile de préciser que ces fantasmagories sont très bien reçues par la communauté scientifique internationale. Ne sont-elles pas établies sur la base des lois de la Relativité d’Einstein ? Gage ultime de sérieux et de crédibilité.

  Les trous noirs, personne n’en n’a jamais vu, c’est normal, car comme leur nom l’indique, ils sont, par définition, invisibles : leur force de gravitation est si forte que rien, pas même la lumière, ne peut en émaner. Donc, les trous noirs ne sont que des objets théoriques, personne ne sait si ils existent vraiment, pas même Thorne, et il l’avoue à plusieurs reprises tout au long de son ouvrage.

  N’empêche qu’il existe des spécialistes des trous noirs, de leur physique, de leur comportement, de leur formation et de leur devenir. Très sérieusement, toute une armée de physiciens de renom tels les anglais Stephen Hawking, Roger Penrose,  Martin Rees, Denis Sciama, les américains Walter Baade, James Maxwell Barden, James Hartle, Charles W. Misner, Robert J. Oppenheimer, William H. Press, Richard H. Price, Robert M. Wald, Archibald John Wheeler, Joseph Weber, Fritz Zwicky, l’israélien Jacob Bekenstein, l’australien Brandon Carter, les russes Vladimir Barisovitch Braginsky, Lazarevitch Vitaly Ginzburg, Davidivitch Lev Landau, Dimitievitch Igor Novikov, Dimitrievitch Andrei Sakharov, Borisovitch Yakov Zeldovitch, l’indien Subrahmanyan Chandrasekhar, le canadien Werner Israel, le néo-zélandais Roy Kerr et le français Thibaut Damour consacrent depuis plusieurs décennies, toute leur activité à établir les lois qui régiraient ces objets. Dois-je préciser que tous, ne connaissent de la physique que le problème des trous noirs et n’ont jamais publié quoi que ce soit dans un autre domaine. Et pourtant, c’est à ce titre de spécialistes des trous noirs qu’ils doivent leur reconnaissance et leur rang dans la communauté scientifique internationale.

  Et, c’est là, le sujet du livre de Thorne. Il nous décrit, très bien du reste, la chronologie et les péripéties de cette recherche. Un livre documenté, vivant, passionnant, qui se lit presque comme un roman policier.

  Cet ouvrage n’a qu’un seul défaut, il ne repose que sur l’hypothèse où les trous noirs pourraient exister et que les lois qui régiraient leur mécanique soient conformes aux lois qui décrètent leur existence. Ainsi, Thorne nous invite à le suivre dans une suite de raisonnements où le syllogisme remplace la preuve, où les déductions théoriques font office de faits matériels avérés et où les supputations sont à la base de calculs tendant à démontrer la réalité et la consistance des hypothèses… A aucun moment, tout aux long de leurs cogitations, les auteurs des théories évoquées par Thorne ne se posent la question de savoir comment la force de gravitation est générée par la matière du trou noir pour courber l’espace ou attirer les photons de lumière, comment les lignes de champ magnétique emportent de l’énergie et augmentent la masse du trou noir, comment les ondes électromagnétiques se propagent dans l’espace… Thorne et ses collègues admettent que la genèse de la force de gravitation n’a pas à être expliquée, que le rayonnement se propage sans cause, que les lignes de champ magnétique ont une existence matérielle propre indépendante de toute circulation de charge électrique…

  Pour toute explication il invoque les lois de la relativité d’Einstein. N’est-ce pas ce que font les croyants pour expliquer les mystères de la Vie et de la Création…

 

  Pour croire aux balais volants, vous demanderez certainement de les voir voler quelle que soit l’importance de la littérature qui les décrive et quels que soient les titres et l’aura des auteurs de cette littérature. Les auteurs de la théorie et de la littérature des trous noirs se sont, eux, nimbés du prestige d’Einstein. Cela ne suffit-il pas ?

 

M’écrire : ebraw@wanadoo.fr

 

 

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