Mes livres : Atomes
et matière,
ISBN 978-2919314-027, 360
pages, 34 € Mécanique
céleste et Cosmologie, ISBN
978-2919314-003, 158 pages, 18
€ Atoms and matter ISBN 978-2919314-034, 338
pages, 34 € Expédiés
franco contre Chèque à la Commande à : Iliade-édition, 17, rue des Fougères – Z.I. de
l'Ormeau de Pied – 17115 Saintes Cedex tél. : 05 46 93 08 12
L’expansion de l’Univers
L’Univers est-il en expansion ?
Le seul indice qui a permis de le supposer est le décalage vers le
rouge (redshift) de la lumière en provenance des galaxies lointaines. C’est sur
cette seule observation de Hubble en 1928, que se fonde toute la théorie de
l’expansion de l’Univers. Les autres
observations, telles celle du rayonnement cosmologique ou celle de
l’abondance relative des éléments… et qui viennent à l’appui de cette théorie,
sont interprétées d’une façon purement spéculative et pourraient tout aussi
bien servir à étayer l’hypothèse d’un Univers statique comme nous le
démontrerons ci-dessous.
Ainsi, il suffit de montrer, comme nous le faisons dans une autre
page de ce site, le
redshift, que le décalage vers le rouge de la lumière en provenance de
sources lointaines peut être la conséquence d’un phénomène naturel autre
que le mouvement relatif de cette source, pour infirmer la théorie de
l’expansion de l’Univers.
Par ailleurs, toutes les hypothèses nécessaires pour étayer la
théorie de l’Univers en expansion ne sont pas très satisfaisantes pour
l’esprit. Elles ne donnent à cette théorie l’apparence d’une construction
solide qu’au prix de spéculations, par essence, invérifiables, plus ou moins tirées
par les cheveux et ne résistant pas à un examen critique. Pour
ces raisons, de nombreux physiciens, et non des moindres[1],
ont toujours clamé leur refus d’admettre la théorie de l’expansion de
l’univers. Ils n’ont pas été entendus et ont souvent été mis au ban de la
communauté scientifique, car plutôt que de discuter leurs arguments, les
mandarins en place préfèrent les isoler et les bâillonner. C’est plus simple,
plus confortable et ça fait moins de bruit[2].
C’est ainsi que Jean-Claude Pecker, qui pourtant appartient, d’une certaine
façon, à la nomenklatura, a été obligé de rentrer dans le rang malgré : « Ce
qui me trouble le plus, ce ne sont pas tant les contradictions du Big Bang que
le conservatisme scientifique qui rejette les autres théories cosmologiques,
simplement parce qu’elles ne sont pas conformes. Nous disposons aujourd’hui
d’une façon d’interpréter l’Univers. Mais personne ne sait s’il n’existe pas
une autre interprétation possible… De la même façon, jusqu’en 1630, les
scientifiques n’avaient pas les moyens de démontrer que c’était Copernic qui
avait raison par rapport à Ptolémée. »[3]
A propos du Big Bang, Jacques Merleau-Ponty a put dire : « Toute
l’absurdité du monde se résume en un seul point, la singularité. »[4]
Et Paul Loubière, journaliste, qui participa à la rédaction de
l’article duquel j’ai extrait ces citations, n’a-t-il pas été interdit
d’accès aux Instituts de recherche, pour avoir
écrit :
« … Globalement, les théoriciens s’expriment avec une très
grande prudence, d’autant plus que le Big Bang reste la théorie
officielle : il est très difficile à un détracteur d’émettre de nouvelles
hypothèses sans que sa carrière soit mise en péril. »[5]
Dans tous les pays, ceux qui osent proclamer leur opposition à la
théorie de l’expansion sont tenus à l’écart des instances officielles de la
science et de leurs moyens d’expression.
Il en est ainsi du suédois, Nobel de Physique, Hannes Alfvén pour qui le
big bang est un merveilleux mythe qui mérite une place d’honneur dans le
cimetière des théories mortes ou de l’américain Eric Lerner, Président
d’un centre de recherche, le Lawrenceville Plasma Physics, qui dans un ouvrage
récent, The Big-Bang Never Happened, affirme avec vigueur que des
preuves accablantes prouve qu’aucune des prédictions quantitatives du big
bang ne s’accordent avec l’observation et il ajoute : dans
tous les pays, les crédits de recherche sont alloués par des comités constitués
exclusivement de défenseurs du big bang qui refusent de financer toute théorie
offrant une autre approche.[6]
Des citations de ce genre foisonnent dans la presse grand public
et même quelquefois, dans la presse scientifique malgré la grande soumission que
les journaux témoignent généralement envers les autorités de la science
officielle. La presse refuse, en effet, de publier des idées ou des résultats
qui n’ont pas la caution des sommités scientifiques reconnues sous prétexte que
les journalistes, n’étant pas des scientifiques, ne peuvent apprécier, par
eux-mêmes, la validité d’une contribution et doivent s’en remettre aux sources
officielles. Cette attitude est évidemment correcte et louable mais elle a pour
effet pervers de générer la pensée unique, d’empêcher tout débat
contradictoire, toute dialectique constructive. La science est ainsi la seule
activité humaine de laquelle la libre expression est bannie.
Il se trouve donc que les journalistes, qui au nom des grandes
idées de la République et de la Démocratie, réclament la liberté de la presse,
ne la revendiquent que pour eux-mêmes et s’arrogent le droit de censurer
l’expression anticonformiste. Mais ceci est un autre débat.
Pour ce qui est du débat entre les tenants et les opposants à la
théorie du Big Bang et de l’expansion de l’Univers, il faut convenir que les
arguments en sa faveur l’emportaient sur les arguments contraires. En effet,
les opposants n’ont jamais pu expliquer, autrement que par l’expansion, le
rougissement de la lumière observé par Hubble. Bien que des tentatives furent
faites comme, par exemple, celle de Nottale, Pecker, Vigier et Yourgrau qui
pensaient que les photons interagissaient avec des particules hypothétiques de
l’espace, les particules j, ce qui les faisaient
changer de fréquence[7] et pouvait
justifier les observations de Hubble. Cette proposition s’averra incompatible
avec certaines observations et faisait appel à des hypothèses supplémentaires
non vérifiables et fut vite abandonnée.
Ainsi, le concensus sur la théorie de l’expansion de l’Univers s’est
établi et le débat s’est polarisé sur sa création. L’univers
est-il né du Big Bang ou est-il en création continue comme le
proposait Fred Hoyle ?
Dans la mesure où il est possible d’expliquer, comme nous le
faisons ici, le décalage vers le rouge de la lumière en provenance de sources
lointaines sans en inférer à un mouvement relatif de fuite, le seul argument
concret en faveur de la théorie de l’expansion s’évanouit. Et, si il n’y a plus
d’expansion, il n’est plus nécessaire de remonter à l’origine, au Big Bang
créateur. Les autres arguments en sa faveur peuvent, comme les opposants l’ont
souvent souligné, être interprétés et expliqués sans une origine bigbantesque.
Cependant, la plupart des arguments en faveur du Big Bang et de la théorie de
l’expansion présentent des difficultés qui, à ma connaissance, n’ont pas été
soulevées par ses opposants.
J’ai relevé ci-dessous certains points de la théorie du Big Bang
qui, pour ma part, posent problème. Plutôt que d’imposer mon point de vue
personnel sur ces difficultés, je pense qu’il serait intéressant de
confronter vos réflexions et vos solutions et je vous propose de les publier
ici.
(M’écrire à : ebraw@wanadoo.fr Les grandes idées de vos textes seront
intégrées dans le présent article sous votre signature.)
1- La nature
de l’espace
L’expansion de l’Univers suppose que celui-ci se dilate comme un ballon
que l’on gonfle mais, puisque l’Univers est, par définition, l’ensemble, la
totalité de tout ce qui existe, il ne peut rien y avoir qui lui soit extérieur.
Ainsi, les théoriciens ont imaginé que l’espace lui-même était né lors de la
création (ou de la naissance) de l’univers et était également en expansion. Ce
qui suppose tout de même :
que
la place nécessaire à cette expansion de l’espace soit disponible autour de
l’Univers.
qu’il
n’y a rien autour de l’univers, pas même de l’espace vide! (Ces deux
premières propositions sont évidemment contradictoires)
que
l’espace ait une matérialité au même titre que la matière
(puisqu’il peut être créé) et qu’ainsi, il devrait exister des atomes
d’espace. On peut se poser la question de savoir de quelle espèce de matière
ces atomes peuvent être fabriqués.
que
les atomes d’espace soient de dimensions finies ou que chaque atome d’espace se
dilate avec l’expansion de l’Univers. Dans le premier cas le nombre d’atomes
d’espace lors de la création devait être infini, dans le second cas, le créateur
aurait décidé que l’Univers devait se contenter d’un nombre fini de
particules d’espace et on se demande pourquoi il aurait ainsi décidé de limiter ce nombre.
Les dimensions de cet atome
pourraient être définies par ce que les physiciens nomment la longueur de
Planck. On se souvient que les théories actuelles définissent la plus petite
grandeur d’espace possible, nommée longueur de Planck[8],
comme étant le produit des 3 constantes fondamentales de la physique moderne
(utilisées à des puissances ad hoc pour obtenir un résultat de la dimension
voulue), la constante c, célérité de la lumière ; la constante de Planck,
h et G, la constante de la gravitation universelle[9].
Ce qui fait dire à Gilles Cohen-Tannoudji : « La nouvelle
interprétation de la constante de la gravitation, lorsqu’on l’associe à h et c,
ouvre des perspectives stupéfiantes : ainsi, la longueur et le temps de
Planck suggèrent une structure quantique de l’espace-temps lui-même.
Imagine-t-on les fantastiques implications d’une limite à la divisibilité de
l’espace et surtout à la divisibilité du temps !? »[10]
Cependant, il faut remarquer que cet assemblage de constantes
est tout à fait ad hoc. En effet, ces trois termes n’ont pas du tout le même
statut. Si h et c peuvent être considérées comme des grandeurs physiques
réelles puisque h est une unité d’action et c une unité
de vitesse, G ne correspond à aucune grandeur physique possible. Ainsi,
le fait de les réunir, dans un même concept, ne revient-il pas à additionner
des chèvres et des choux ? Le résultat de cette opération pourrait
évidemment être une soupe, mais est-elle digeste ?
2- La nature du
temps
Les théoriciens de l’expansion de l’Univers supposent qu’avant
le Big Bang, le temps n’existait pas. Il est vrai que la notion de temps, avant
le Big Bang, en l’absence d’Univers, n’a pas de sens. Mais la question n’est pas là. D’après cette théorie, le temps
lui-même a été créé lors du Big Bang, ce qui le suppose également pourvu d’une
certaine matérialité. De quoi est fait le temps ? A-t-il également une
structure individualisée ? Est-il fait d’éléments discrets comme l’est la
matière. Quelle matière exotique entre dans la composition de ses atomes ?
C’est ce genre de question qu’il nous faut bien nous poser dans
la logique des théories actuelles. (Voir ci-dessus la citation de G.
Cohen-Tannoudji). Il est vrai que d’après ces théories, le temps et l’espace
forment un tout indivisible. Il n’y aurait donc pas d’atomes de temps ni
d’atomes d’espace mais des atomes d’espace-temps. Voilà qui ne facilite pas le
problème de la compréhension.
3- L’atome
primordial
Tous les partisans des théories de l’expansion de l’Univers
s’accordent pour admettre que lors du Big Bang, la matière était extrêmement
condensée, que la densité et la température étaient infiniment grandes.
Ces conditions étaient telles, d’après ces
théories, que les atomes et le rayonnement électromagnétique, tels que nous les
connaissons aujourd’hui, ne pouvaient exister.
On doit donc, légitimement, se poser la
question de savoir, sous quelle forme se présentait la matière si elle n’était
pas constituée d’atomes, pas même de proton ou de neutron, puisque ces mêmes
théories prévoient que la formation des nucléons, après le big bang, ne pouvait
se faire que lorsque la température était telle que l’énergie cinétique des
particules était égale à leur énergie de masse selon la formule d’Einstein,
soit kT=mc², ce qui conduit à : T=mc²/k, (m, masse de la particule en
formation ; c, célérité de la lumière et k, constante de
Boltzmann), et, ainsi, la température devait être de l’ordre de 1013
K, soit environ 10 milles milliards de Kelvins lors de la formation des
nucléons.
Ainsi, d’après ces théories, tout de suite
après le big bang, tant que la température ambiante était supérieure à celle
que nous venons de calculer, il n’y avait pas de proton, pas de neutron, pas
d’électron, pas de rayonnement, pas de matière (au sens admis aujourd’hui) mais
la température était infiniment grande. Or, ces mêmes théories admettent que la
température d’un corps témoigne du degré d’agitation de ses atomes ou de ses
molécules. Que pouvait donc s’agiter alors, pour engendrer de telles
températures ?
Des quarks ! Allez-vous me répondre.
Bien sûr, sauf que, lorsque ces théories ont
été cogitées, les quarks n’étaient pas encore enfantés !
Ces théories ont été bâties et admises sans
même que les physiciens se posent la question de savoir ce que pouvait être le
support de la chaleur dont ils dotaient l’atome primordial. De plus, l’idée que
de la chaleur puisse exister en dehors d’un support matériel constitué d’atomes
s’oppose aux lois de la thermodynamique classique où la chaleur des corps est
due aux mouvements vibratoires des atomes ou à leur agitation dans l’espace et
aux chocs qui en résultent.
Il
est évidemment facile d’affirmer, comme le font les partisans de cette
théorie, qu’avant l’époque de la formation des nucléons, les lois de la
physique ordinaire n’étaient pas encore en vigueur.
4- Le moteur de
l’expansion
Si expansion il y a, il faut nécessairement
que cette expansion ait une cause. L’explosion originelle peut être cette
cause. Il se peut évidemment que toute la matière de l’Univers, concentrée dans
l’atome primordial ait, d’un seul coup, explosée et continue actuellement son mouvement
d’expansion.
Mais, si le mouvement actuel d’expansion résulte d’une cause
initiale, cette cause n’existant plus, la vitesse du mouvement des galaxies
doit varier avec le temps et la distance. Deux hypothèses sont
plausibles :
La vitesse, initialement très grande, est maintenant freinée par
l’attraction gravitationnelle. Elle doit donc diminuer et l’on devrait observer
des vitesses de fuite, relativement à nous, différentes selon la direction,
pour des mêmes distances d’observation.
La force d’attraction gravitationnelle était très grande lorsque
la densité de l’univers était très grande. Avec l’expansion, cette densité
diminue et les forces d’attraction entre galaxies diminuent, ce qui devrait
permettre des vitesses de fuite croissant avec le temps.
Reste à savoir si les forces gravitationnelles qui freinent le
mouvement d’expansion diminuent ou augmentent avec la densité de l’Univers.
Elles devraient logiquement diminuer au fur et à mesure où la distance entre
chaque galaxie et le reste de la matière de l’Univers augmente, mais dans ce
cas, l’Univers tendrait vers une densité infiniment petite et des vitesses de
fuite infiniment grandes, ce qui ne serait possible qu’avec un espace infini.
Mais, si les forces d’attraction entre chaque galaxie et le reste de l’Univers
diminuent avec la densité, tout de suite après le big bang, cette force
d’attraction devait être infiniment grande et la vitesse d’expansion devait
être infiniment lente. Ainsi, la vitesse d’expansion de l’Univers aurait
augmenté au fur et à mesure où les forces d’attraction gravitationnelles
diminuaient. Mais on ne voit, ici, aucune cause à cette augmentation de la
vitesse et il faudrait invoquer, pour en rendre compte, une force de
répulsion entre les galaxies dont l’intensité croît avec la
distance[11],
et rien n’indique ce qui pourrait générer une telle force. En effet, la loi
de la conservation de la quantité de mouvement et les lois de l’inertie ne
permettent pas l’augmentation sans cause de la vitesse des galaxies.
Est-ce que les lois de la Mécanique classique ne sont pas
applicables à l’échelle de l’Univers ?
5- La stabilité
de l’Univers.
D’après Gamow[12],
il y a des indices qui militent en faveur de l’expansion de l’Univers et
contredisent les théories, telles celle de Hoyle, d‘un Univers statique.
Ainsi, les observations de la couleur des galaxies lointaines par
Stebbins et Whitford ont montré que la lumière de certaines galaxies
elliptiques était d’autant plus rouge que leur éloignement (de la terre) était
grand. La couleur des autres galaxies (spirales ou lenticulaires) n’était pas
affectée par la distance, ce qui excluait que cette variation était due à
l’effet Doppler-Fizeau.
Lorsque nous observons le ciel, les images qui nous parviennent
sont d’autant plus vieilles qu’elles émanent d’astres plus lointains. Ainsi,
les partisans de la théorie de l’expansion conclurent que si la couleur de la
lumière des galaxies lointaines est plus rouge que celle des galaxies proches,
cela indique que ces galaxies contiennent plus d’étoiles rouges que les
galaxies plus proches, que les galaxies plus lointaines sont observées plus
jeunes que celles qui sont plus proches et que la proportion d’étoiles rouges
est plus grande dans les jeunes galaxies que dans les vieilles. Et, en
supposant que la population stellaire des galaxies évolue avec le temps, ils
conclurent que de même, l’Univers ne pouvait être statique : « Puisqu’on
suppose que la population stellaire des galaxies évolue avec le temps (voir
chap.V), il est logique de conclure qu’elles ont dû contenir plus d’étoiles
rouges géantes dans leur jeunesse que dans leur âge mûr. Si on accepte cette
interprétation (et on n’en voit guère d’autre), on est forcé d’admettre que les
propriétés générales des galaxies n’étaient pas les mêmes autrefois
qu’aujourd’hui. Et nous sommes alors sérieusement en contradiction avec
l’hypothèse de l’Univers stable proposée par Bondi, Gold et Hoyle. »[13]
Comme si, dans un Univers qui ne serait pas en expansion, les
galaxies et leurs étoiles ne devaient pas naître, vivre et mourir.
6- La densité de
l’Univers.
D’après la théorie de la relativité générale et les équations
d’Einstein, l’avenir de l’univers dépend de sa densité.
La densité de l’univers est calculée selon la formule : r=3H²q/4pG où
H est la constante de Hubble[14]
qui vaut environ 60 kms-1Mps-1, q est un paramètre de
décélération qui peut être < ½ (espace hyperbolique), = ½ (espace
euclidien) ou > ½ pour un espace sphérique, G étant la constante de la
gravitation.
La question est de savoir si il est légitime
d’utiliser cette constante G, avec sa valeur numérique mesurée par Cavendish,
dans des calculs autres que ceux qui permettent de déterminer la force subie
par un corps à la surface de la terre.
En effet, la valeur numérique de G a été
mesurée dans des laboratoires terrestres.
La force d’attraction est exercée par la
matière. En fait, ce sont les atomes de la matière qui exercent cette force.
Dans l’ouvrage, Structure
et mécanique de l'atome, nous montrons que les atomes pulsent et que c’est
ce mouvement de pulsation qui génère la force d’attraction. Nous montrons également
que les atomes ne pulsent pas de la même façon à la surface et au centre de la
terre où les conditions de pression sont très différentes et gênent le
mouvement de pulsation. La force d’attraction des atomes dépend ainsi de leur
mode de pulsation et rien ne prouve qu’une même quantité d’atomes exercera la
même force d’attraction à la surface de la terre qu’en son centre. Bien au
contraire, le calcul qui, par ailleurs, permet de trouver le poids des
particules élémentaires, (cf : op. cité) montre que ces forces seront très
différentes et que la valeur numérique mesurée par Cavendish n’est valable que
dans les conditions régnant à la surface de la terre.
Nous ne perdons pas de vue que G est un coefficient de
proportionnalité entre la quantité de matière en présence et la force
d’attraction que les masses exercent entre elles en fonction de la distance qui
les sépare. La loi de Newton précise que cette force est égale au produit de
leurs masses et inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare
leurs centres de gravité. La cohérence de la formule de Newton n’est obtenue
qu’avec un coefficient aux dimensions ad hoc : Une force s’exprime en
newtons et a pour dimension le produit d’une masse par une accélération, soit
f=mg = [MLT-2]. Dans la formule de
Newton, la force est proportionnelle au produit des masses et inversement
proportionnelle au carré de la distance, soit f µ
[M²/L²] . Il
fallait donc adjoindre à cette formule un coefficient de dimensions [M-1L3T-2]
de façon à obtenir une force de dimension [MLT-2]. Il n’empêche que
la signification de G reste celle d’un coefficient de proportionnalité dont les
dimensions ont été établies arbitrairement en fonction de notre système
d’unités employé en physique et n’a aucun caractère absolu.
Dans l’espace intergalactique, les atomes ne pulsent pas comme il
le font à la surface de la terre. La force d’attraction que l’on pourrait
mesurer entre deux masses matérielles isolées dans l’espace ne serait certainement
pas identique à celle qu’exerceraient ces deux masses à la surface de la terre.
Mais un autre problème se pose. Comment déterminer la masse d’une
certaine quantité de matière. Dans l’espace, loin de tout astre, la matière n’a
pas de poids, elle a une masse. Il nous faudrait donc compter le nombre
d’atomes qui constituent chacune des masses en présence. Il faudrait ensuite,
de façon tout à fait arbitraire,
multiplier ces nombres par la masse du nucléon en supposant que cette
masse, déduite, à la surface de la terre, de la connaissance du nombre
d’Avogadro, garde une valeur universelle. Or, nous constatons que nous ne
connaissons pas réellement la masse du nucléon mais seulement son poids. La
masse du nucléon est déduite de son poids apparent à la surface de la terre
dans des conditions de gravitation qui n’existent que sur terre !
Il s’agit bien là d’un problème auquel nous ne pouvons trouver de
solution qu’au prix d’une hypothèse invérifiable : celle de la constance
de la masse du nucléon.
Bien sûr, Einstein a résolu ce problème en affirmant l’identité
de la masse pesante et de la masse inerte et, effectivement, on pourrait
mesurer la force nécessaire pour accélérer une certaine quantité de matière
isolée dans l’espace. Reste qu’il n’est pas sûr que nous soyons en mesure de calculer
ou de mesurer la vitesse qui résulterait de cette accélération car, selon la
même théorie d’Einstein, nous n’aurions aucune certitude quant à la valeur des
mesure de temps et d’espace effectuées en dehors du champ de gravitation
terrestre.
Ainsi, on le voit, les estimations de la densité de l’Univers et
les conséquences qui en découleraient sont tout à fait spéculatives et ne
reposent que sur une extrapolation, certainement illégitime, des bases
physiques applicables à la surface de la terre.
Cependant, l’utilisation de G dans le calcul du mouvements des
astres est correcte. En effet, dans le calcul de la force de gravitation d’un
corps céleste quelconque, c’est le produit GM qui est déterminant. Nous ne
connaissons ni la masse réelle d’un astre, aussi bien celle de la terre ou de
la Lune que celle du soleil ou de n’importe quelle étoile, ni le coefficient de
proportionnalité avec lequel les atomes de ces astres exercent la force
d’attraction mais le produit de la masse et de ce coefficient reste toujours
proportionnel à la force exercée.
7- L’abondance
des éléments
Un autre argument invoqué à l’appui de la
théorie du Big bang et de l’expansion de l’Univers est l’observation de
l’abondance relative des éléments atomiques.
D’après cette théorie, les éléments ont été
synthétisés pendant la première phase de l’expansion lorsque la densité et la
température étaient très grandes. D’après Gamow : « Les
conditions physiques qui régnaient alors ont dû déterminer les quantités
relatives des différentes espèces atomiques qui furent créées pendant cette
époque de cuisson universelle… »[15]
Ainsi, tous les éléments atomiques
existeraient dans des proportions définies une fois pour toutes lors de la
création de l’Univers. En particulier, la proportion d’hydrogène et d’hélium,
qui représentent ensemble plus de 99% de la masse totale de l’Univers, serait
constante. Gamow fixait cette proportion à 55% d’hydrogène et 44% d’hélium. Des
textes plus récents font état d’une proportion différente (75% H/24% He) mais
sa valeur exacte est sans intérêt pour notre propos.
A ma connaissance, le cycle de Bethe était
déjà connu en 1951, lors de la rédaction de l’ouvrage de Gamov. Ce cycle qui
explique l’énergie que nous fournissent les étoiles par la synthèse de l’hélium
à partir des atomes d’hydrogène suppose une transformation continue de
l’hydrogène en hélium et une croissance de la proportion d’hélium par rapport à
la masse totale de la matière de l’Univers. Étant donné le grand nombre
d’étoiles qui constituent l’essentiel de cette masse (vois paragraphe suivant)
et qui fabriquent continuellement de l’hélium, il semble peu probable que la
proportion hydrogène/hélium soit restée constante depuis la naissance de
l’Univers.
8- La masse
cachée.
Selon la théorie de l’expansion, les vitesses de fuite des
galaxies ne peuvent se justifier que si les forces d’attraction
gravitationnelles sont plus grandes que celles qui résultent de la quantité de
matière visible. Ainsi, les théoriciens soupçonnent la présence de grandes
quantités de matière cachée : matière noire, matière brune, matière
exotique… qui représenteraient plus de 90% de la masse totale de la matière de
l’Univers.
Or, les vitesses du mouvement des galaxies sont estimées par
l’étude du décalage spectral de leur lumière selon la théorie classique de
Doppler-Fizeau.
Si l’on tient compte de
l’effet qui résulte de l’extinction de la source tel que nous le proposons dans
une autre page de ce site, la
propagation du rayonnement électromagnétique, nous concevons que les
mouvements relatifs des galaxies doivent être beaucoup plus faibles et qu’ils
peuvent résulter de la dynamique des seules masses apparentes en présence selon
les lois ordinaires de la gravitation de Newton.
Nous voyons ainsi que l’on peut être conduit à des spéculations
sans fondement lorsque l’on tente de bâtir des théories sur la base
d’observations dont on ne connaît pas la genèse et le mécanisme de
transmission. Les physiciens sont actuellement incapables d’expliquer comment
la matière génère le rayonnement électromagnétique et comment celui-ci se
propage dans l’espace. La compréhension de ces mécanismes est un préalable
indispensable à l’interprétation des observations et à l’élaboration de toutes
théories.
9- Le rayonnement
cosmologique.
Le rayonnement observé en 1965 par Penzias
et Wilson est, selon les partisans de la théorie du Big Bang, la signature de
cette explosion originelle. Le rayonnement à 2,7 K constitue, selon eux, le
résidu du rayonnement issu du Big Bang.
Le rayonnement généré par le Big Bang était,
bien sûr, beaucoup plus énergétique et donc de fréquence beaucoup plus grande
que le rayonnement que nous observons aujourd’hui. C’est cependant, d’après
cette théorie, ce qui reste du rayonnement initial. Lorsqu’il a été émis, au
moment du Big bang, ce rayonnement occupait tout l’espace. Étant donné que
l’espace s’est dilaté avec l’expansion, les physiciens affirment que le
rayonnement s’est dilaté en même temps que l’espace et que les distances entre
deux fronts d’onde de ce rayonnement sont maintenant proportionnelles au taux
d’expansion.
Ce qui fait que maintenant, nous observons
un rayonnement de très grande longueur d’onde, alors qu’au moment de
l’émission, les longueurs d’onde étaient très courtes.
Si j’ai bien compris le raisonnement des
auteurs de cette théorie, cela signifie que le rayonnement émis lors du Big
Bang est resté sur place, qu’il ne s’est pas propagé dans l’espace.
Si ce rayonnement a été émis il y a environ
15 milliards d’années et que nous pouvons encore l’observer alors qu’il a dû se
propager, comme le font tous les rayonnements électromagnétiques, à la vitesse
c, il devrait être actuellement beaucoup plus loin que nous du lieu d’origine.
En effet, la vitesse d’expansion est beaucoup plus faible que celle de la
propagation de la lumière et si elle est croissante selon la loi de Hubble,
elle devait être nulle ou très faible après le Big Bang alors que celle de
lumière était déjà ce qu’elle est aujourd’hui. Étant donné que ce rayonnement a
voyagé beaucoup plus vite que nous et pendant le même laps de temps, on ne voit
pas comment il peut encore être à nos côtés en ce moment.
Un raisonnement similaire à celui tenu par
ces physiciens devrait conduire à considérer que dans une pièce éclairée par
une lampe électrique, lorsque l’on coupe l’alimentation de celle-ci, la lampe
s’éteint mais la pièce reste éclairée avec une lumière de même longueur d’onde,
puisque les dimensions de la pièce sont restées les mêmes. La pièce n’étant pas
en expansion, le rayonnement qui s’y trouve devrait garder sa longueur d’onde
initiale.
Pour aberrant que semble ce raisonnement, il
ne l’est pas davantage que celui qui conduit à croire au rayonnement fossile du
big bang.
Une explication beaucoup simple peut rendre
compte de ce rayonnement.
Les atomes d’hydrogène de l’espace émettent un rayonnement
thermique dont les longueurs d’onde sont fonction de la température.
Le rayonnement dit cosmologique correspond à une température
d’environ 2,7 K. Les atomes d’hydrogène de l’espace intersidéral ou
intergalactique captent le rayonnement issu des étoiles et réémettent un
rayonnement en fonction de leurs modes de pulsation comme je le démontre dans
l’ouvrage déjà cité. On peut calculer que les longueurs d’onde observées sont
émises par des atomes dont la densité correspond à celle de ces espaces.
Vos commentaires
m’intéressent. Que vous soyez ou non d’accord avec ces textes, faites le moi
savoir. Je serais heureux d’en débattre avec vous. Vous pouvez me
joindre : ebraw@wanadoo.fr
[1] - Il faut noter que parmi ceux qui ne croyaient pas au Big Bang l’on trouve Hubble lui-même, mais aussi Einstein, Tolman, Fermi, Schrödinger, de Broglie, Zwicky, Burbidge , Alfvén…
[2] - C’est ainsi que Nathalie Deruelle du CNRS est irritée à la lecture de l’article de Hannes Alfvén (La Recherche, mai 2000) : « Il écrit sur un ton qui, par endroits, transpire presque la haine… » Lisez cet article et cherchez le sentiment de haine qui en émane. N’est-il pas plutôt le fait de Nathalie Deruelle et de ses comparses qui ont fait de cette théorie, envers et contre toute évidence, leur fond de commerce. En fait, son irritation vient notamment de ces propos : « …A présent il était clair pour eux que la science était quelque chose en quoi l’on devait croire, et non pas quelque chose qu’il fallait essayer de comprendre. Assez paradoxalement, Einstein a peut-être été acclamé par le grand public non pas parce qu’il était un grand penseur, mais parce qu’il dispensait les autres du devoir de penser… » Hannes ALFVEN, Cosmologie, Mythe ou science, la Recherche, Juil. –Août 1976.
[3] - Jean-Claude PECKER, Interview de Sylvie Rouat, Science & Avenir, sept 1996.
[4] - Jacques MERLEAU-PONTY, interview de David Ernaux, Science & Avenir, sept 1996.
[5] - Paul LOUBIERE, Avant le Big Bang, Science & Avenir, septembre 1996.
[6] - Les citations en italiques sont extraites de l’articles de Fabien GRUHIER, le Nouvel Observateur, 3 juin 1993.
[7] - L. NOTTALE, J.-C. PECKER, J.-P. VIGIER et W. YOURGRAU, La constante de Hubble remise en question, la Recherche, juin 1976
[8] - Les dimensions obtenues à l’aide de ces formules sont tellement ridicules qu’on peut légitimement se poser la question de savoir si Planck en est bien l’auteur. Il serait plus vraisemblable de penser que ce nom à été choisi pour donner une certaine caution de crédibilité à ces élucubrations.
[9] - La longueur de Planck est donnée par : lP=Gh/c3, le temps de Planck, tP=(Gh/c5)1/2 et la masse de Planck, mP=(hc/G)1/2. Ces formules font ressortir le caractère ad hoc de ces définitions.
[10] - Gilles COHEN-TANNOUDJI, Les constantes universelles, Hachette1995, p.115
[11] - C’est un raisonnement différent qui a motivé Einstein à introduire la Constante Cosmologique. A l’époque, partisan d’un univers stationnaire, Einstein pensait que l’attraction gravitationnelle entre galaxies devait conduire celles-ci à se regrouper et imagina une sorte d’entretoises tenant les galaxies séparées les unes des autres dans un Univers statique..
[12] - George GAMOW, La création de l’Univers, Dunod, 1954, pp. 34,35.
[13] - Ibid.
[14] - La constante de Hubble est exprimée en km par seconde et par Mégaparsec. La vitesse de fuite des galaxies étant proportionnelle à leur distance.
[15] - Ibid.p.45