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Mes livres :

 

Atomes et matière,                                               ISBN 978-2919314-027,   360 pages, 34 €

Mécanique céleste et Cosmologie,                 ISBN 978-2919314-003,   158 pages,  18 

Atoms and matter                                              ISBN 978-2919314-034,  338 pages,  34 €

 

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Iliade-édition, 17, rue des Fougères – Z.I. de l'Ormeau de Pied – 17115 Saintes Cedex

tél. : 05 46 93 08  12

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’expansion de l’Univers

 

L’Univers est-il en expansion ?

 

  Le seul indice qui a permis de le supposer est le décalage vers le rouge (redshift) de la lumière en provenance des galaxies lointaines. C’est sur cette seule observation de Hubble en 1928, que se fonde toute la théorie de l’expansion de l’Univers. Les autres  observations, telles celle du rayonnement cosmologique ou celle de l’abondance relative des éléments… et qui viennent à l’appui de cette théorie, sont interprétées d’une façon purement spéculative et pourraient tout aussi bien servir à étayer l’hypothèse d’un Univers statique comme nous le démontrerons ci-dessous.

  Ainsi, il suffit de montrer, comme nous le faisons dans une autre page de ce site, le redshift, que le décalage vers le rouge de la lumière en provenance de sources lointaines peut être la conséquence d’un phénomène naturel autre que le mouvement relatif de cette source, pour infirmer la théorie de l’expansion de l’Univers.

  Par ailleurs, toutes les hypothèses nécessaires pour étayer la théorie de l’Univers en expansion ne sont pas très satisfaisantes pour l’esprit. Elles ne donnent à cette théorie l’apparence d’une construction solide qu’au prix de spéculations, par essence, invérifiables, plus ou moins tirées par les cheveux et ne résistant pas à un examen critique. Pour ces raisons, de nombreux physiciens, et non des moindres[1], ont toujours clamé leur refus d’admettre la théorie de l’expansion de l’univers. Ils n’ont pas été entendus et ont souvent été mis au ban de la communauté scientifique, car plutôt que de discuter leurs arguments, les mandarins en place préfèrent les isoler et les bâillonner. C’est plus simple, plus confortable et ça fait moins de bruit[2]. C’est ainsi que Jean-Claude Pecker, qui pourtant appartient, d’une certaine façon, à la nomenklatura, a été obligé de rentrer dans le rang malgré : « Ce qui me trouble le plus, ce ne sont pas tant les contradictions du Big Bang que le conservatisme scientifique qui rejette les autres théories cosmologiques, simplement parce qu’elles ne sont pas conformes. Nous disposons aujourd’hui d’une façon d’interpréter l’Univers. Mais personne ne sait s’il n’existe pas une autre interprétation possible… De la même façon, jusqu’en 1630, les scientifiques n’avaient pas les moyens de démontrer que c’était Copernic qui avait raison par rapport à Ptolémée. »[3]

  A propos du Big Bang, Jacques Merleau-Ponty a put dire : « Toute l’absurdité du monde se résume en un seul point, la singularité. »[4]

  Et Paul Loubière, journaliste, qui participa à la rédaction de l’article duquel j’ai extrait ces citations, n’a-t-il pas été interdit d’accès aux Instituts de recherche, pour avoir écrit : 

 

   « … Globalement, les théoriciens s’expriment avec une très grande prudence, d’autant plus que le Big Bang reste la théorie officielle : il est très difficile à un détracteur d’émettre de nouvelles hypothèses sans que sa carrière soit mise en péril. »[5]

 

  Dans tous les pays, ceux qui osent proclamer leur opposition à la théorie de l’expansion sont tenus à l’écart des instances officielles de la science et de leurs moyens d’expression.  Il en est ainsi du suédois, Nobel de Physique, Hannes Alfvén pour qui le big bang est un merveilleux mythe qui mérite une place d’honneur dans le cimetière des théories mortes ou de l’américain Eric Lerner, Président d’un centre de recherche, le Lawrenceville Plasma Physics, qui dans un ouvrage récent, The Big-Bang Never Happened, affirme avec vigueur que des preuves accablantes prouve qu’aucune des prédictions quantitatives du big bang ne s’accordent avec l’observation et il ajoute : dans tous les pays, les crédits de recherche sont alloués par des comités constitués exclusivement de défenseurs du big bang qui refusent de financer toute théorie offrant une autre approche.[6]

  Des citations de ce genre foisonnent dans la presse grand public et même quelquefois, dans la presse scientifique malgré la grande soumission que les journaux témoignent généralement envers les autorités de la science officielle. La presse refuse, en effet, de publier des idées ou des résultats qui n’ont pas la caution des sommités scientifiques reconnues sous prétexte que les journalistes, n’étant pas des scientifiques, ne peuvent apprécier, par eux-mêmes, la validité d’une contribution et doivent s’en remettre aux sources officielles. Cette attitude est évidemment correcte et louable mais elle a pour effet pervers de générer la pensée unique, d’empêcher tout débat contradictoire, toute dialectique constructive. La science est ainsi la seule activité humaine de laquelle la libre expression est bannie.

  Il se trouve donc que les journalistes, qui au nom des grandes idées de la République et de la Démocratie, réclament la liberté de la presse, ne la revendiquent que pour eux-mêmes et s’arrogent le droit de censurer l’expression anticonformiste. Mais ceci est un autre débat.

  Pour ce qui est du débat entre les tenants et les opposants à la théorie du Big Bang et de l’expansion de l’Univers, il faut convenir que les arguments en sa faveur l’emportaient sur les arguments contraires. En effet, les opposants n’ont jamais pu expliquer, autrement que par l’expansion, le rougissement de la lumière observé par Hubble. Bien que des tentatives furent faites comme, par exemple, celle de Nottale, Pecker, Vigier et Yourgrau qui pensaient que les photons interagissaient avec des particules hypothétiques de l’espace, les particules j, ce qui les faisaient changer de fréquence[7] et pouvait justifier les observations de Hubble. Cette proposition s’averra incompatible avec certaines observations et faisait appel à des hypothèses supplémentaires non vérifiables et fut vite abandonnée.  Ainsi, le concensus sur la théorie de l’expansion de l’Univers s’est établi et le débat s’est polarisé sur sa création. L’univers est-il né du Big Bang ou est-il en création continue comme le proposait Fred Hoyle ?

  Dans la mesure où il est possible d’expliquer, comme nous le faisons ici, le décalage vers le rouge de la lumière en provenance de sources lointaines sans en inférer à un mouvement relatif de fuite, le seul argument concret en faveur de la théorie de l’expansion s’évanouit. Et, si il n’y a plus d’expansion, il n’est plus nécessaire de remonter à l’origine, au Big Bang créateur. Les autres arguments en sa faveur peuvent, comme les opposants l’ont souvent souligné, être interprétés et expliqués sans une origine bigbantesque. Cependant, la plupart des arguments en faveur du Big Bang et de la théorie de l’expansion présentent des difficultés qui, à ma connaissance, n’ont pas été soulevées par ses opposants.  

 

  J’ai relevé ci-dessous certains points de la théorie du Big Bang qui, pour ma part, posent problème. Plutôt que d’imposer mon point de vue personnel sur ces difficultés, je pense qu’il serait intéressant de confronter vos réflexions et vos solutions et je vous propose de les publier ici.

 

  (M’écrire à : ebraw@wanadoo.fr  Les grandes idées de vos textes seront intégrées dans le présent article sous votre signature.)

 

 

1- La nature de l’espace

 

  L’expansion de l’Univers suppose que celui-ci se dilate comme un ballon que l’on gonfle mais, puisque l’Univers est, par définition, l’ensemble, la totalité de tout ce qui existe, il ne peut rien y avoir qui lui soit extérieur. Ainsi, les théoriciens ont imaginé que l’espace lui-même était né lors de la création (ou de la naissance) de l’univers et était également en expansion. Ce qui suppose tout de même :

 

*   que la place nécessaire à cette expansion de l’espace soit disponible autour de l’Univers.

 

*   qu’il n’y a rien autour de l’univers, pas même de l’espace vide! (Ces deux premières propositions sont évidemment contradictoires)

 

*   que l’espace ait une matérialité au même titre que la matière (puisqu’il peut être créé) et qu’ainsi, il devrait exister des atomes d’espace. On peut se poser la question de savoir de quelle espèce de matière ces atomes peuvent être fabriqués.

 

*   que les atomes d’espace soient de dimensions finies ou que chaque atome d’espace se dilate avec l’expansion de l’Univers. Dans le premier cas le nombre d’atomes d’espace lors de la création devait être infini, dans le second cas, le créateur aurait décidé que l’Univers devait se contenter d’un nombre fini de particules d’espace et on se demande pourquoi il aurait ainsi  décidé de limiter ce nombre.

 

Les dimensions de cet atome pourraient être définies par ce que les physiciens nomment la longueur de Planck. On se souvient que les théories actuelles définissent la plus petite grandeur d’espace possible, nommée longueur de Planck[8], comme étant le produit des 3 constantes fondamentales de la physique moderne (utilisées à des puissances ad hoc pour obtenir un résultat de la dimension voulue), la constante c, célérité de la lumière ; la constante de Planck, h et G, la constante de la gravitation universelle[9]. Ce qui fait dire à Gilles Cohen-Tannoudji : « La nouvelle interprétation de la constante de la gravitation, lorsqu’on l’associe à h et c, ouvre des perspectives stupéfiantes : ainsi, la longueur et le temps de Planck suggèrent une structure quantique de l’espace-temps lui-même. Imagine-t-on les fantastiques implications d’une limite à la divisibilité de l’espace et surtout à la divisibilité du temps !? »[10]

 Cependant, il faut remarquer que cet assemblage de constantes est tout à fait ad hoc. En effet, ces trois termes n’ont pas du tout le même statut. Si h et c peuvent être considérées comme des grandeurs physiques réelles puisque h est une unité daction et c une unité de vitesse, G ne correspond à aucune grandeur physique possible. Ainsi, le fait de les réunir, dans un même concept, ne revient-il pas à additionner des chèvres et des choux ? Le résultat de cette opération pourrait évidemment être une soupe, mais est-elle digeste ? 

 

 

2- La nature du temps

 

   Les théoriciens de l’expansion de l’Univers supposent qu’avant le Big Bang, le temps n’existait pas. Il est vrai que la notion de temps, avant le Big Bang, en l’absence d’Univers, n’a pas de sens.  Mais la question n’est pas là. D’après cette théorie, le temps lui-même a été créé lors du Big Bang, ce qui le suppose également pourvu d’une certaine matérialité. De quoi est fait le temps ? A-t-il également une structure individualisée ? Est-il fait d’éléments discrets comme l’est la matière. Quelle matière exotique entre dans la composition de ses atomes ?

  C’est ce genre de question qu’il nous faut bien nous poser dans la logique des théories actuelles. (Voir ci-dessus la citation de G. Cohen-Tannoudji). Il est vrai que d’après ces théories, le temps et l’espace forment un tout indivisible. Il n’y aurait donc pas d’atomes de temps ni d’atomes d’espace mais des atomes d’espace-temps. Voilà qui ne facilite pas le problème de la compréhension.

 

 

3- L’atome primordial

 

  Tous les partisans des théories de l’expansion de l’Univers s’accordent pour admettre que lors du Big Bang, la matière était extrêmement condensée, que la densité et la température étaient infiniment grandes.

  Ces conditions étaient telles, d’après ces théories, que les atomes et le rayonnement électromagnétique, tels que nous les connaissons aujourd’hui, ne pouvaient exister.

  On doit donc, légitimement, se poser la question de savoir, sous quelle forme se présentait la matière si elle n’était pas constituée d’atomes, pas même de proton ou de neutron, puisque ces mêmes théories prévoient que la formation des nucléons, après le big bang, ne pouvait se faire que lorsque la température était telle que l’énergie cinétique des particules était égale à leur énergie de masse selon la formule d’Einstein, soit kT=mc², ce qui conduit à : T=mc²/k, (m, masse de la particule en formation ;  c, célérité de la lumière et k, constante de Boltzmann), et, ainsi, la température devait être de l’ordre de 1013 K, soit environ 10 milles milliards de Kelvins lors de la formation des nucléons. 

   Ainsi, d’après ces théories, tout de suite après le big bang, tant que la température ambiante était supérieure à celle que nous venons de calculer, il n’y avait pas de proton, pas de neutron, pas d’électron, pas de rayonnement, pas de matière (au sens admis aujourd’hui) mais la température était infiniment grande. Or, ces mêmes théories admettent que la température d’un corps témoigne du degré d’agitation de ses atomes ou de ses molécules. Que pouvait donc s’agiter alors, pour engendrer de telles températures ?

 

  Des quarks ! Allez-vous me répondre.

 

  Bien sûr, sauf que, lorsque ces théories ont été cogitées, les quarks n’étaient pas encore enfantés !

 

  Ces théories ont été bâties et admises sans même que les physiciens se posent la question de savoir ce que pouvait être le support de la chaleur dont ils dotaient l’atome primordial. De plus, l’idée que de la chaleur puisse exister en dehors d’un support matériel constitué d’atomes s’oppose aux lois de la thermodynamique classique où la chaleur des corps est due aux mouvements vibratoires des atomes ou à leur agitation dans l’espace et aux chocs qui en résultent.

   Il est évidemment facile d’affirmer, comme le font les partisans de cette théorie, qu’avant l’époque de la formation des nucléons, les lois de la physique ordinaire n’étaient pas encore en vigueur.

 

 

4- Le moteur de l’expansion

 

  Si expansion il y a, il faut nécessairement que cette expansion ait une cause. L’explosion originelle peut être cette cause. Il se peut évidemment que toute la matière de l’Univers, concentrée dans l’atome primordial ait, d’un seul coup, explosée et continue actuellement son mouvement d’expansion. 

  Mais, si le mouvement actuel d’expansion résulte d’une cause initiale, cette cause n’existant plus, la vitesse du mouvement des galaxies doit varier avec le temps et la distance. Deux hypothèses sont plausibles :

 

* La vitesse, initialement très grande, est maintenant freinée par l’attraction gravitationnelle. Elle doit donc diminuer et l’on devrait observer des vitesses de fuite, relativement à nous, différentes selon la direction, pour des mêmes distances d’observation.

 

* La force d’attraction gravitationnelle était très grande lorsque la densité de l’univers était très grande. Avec l’expansion, cette densité diminue et les forces d’attraction entre galaxies diminuent, ce qui devrait permettre des vitesses de fuite croissant avec le temps.           

 

  Reste à savoir si les forces gravitationnelles qui freinent le mouvement d’expansion diminuent ou augmentent avec la densité de l’Univers. Elles devraient logiquement diminuer au fur et à mesure où la distance entre chaque galaxie et le reste de la matière de l’Univers augmente, mais dans ce cas, l’Univers tendrait vers une densité infiniment petite et des vitesses de fuite infiniment grandes, ce qui ne serait possible qu’avec un espace infini. Mais, si les forces d’attraction entre chaque galaxie et le reste de l’Univers diminuent avec la densité, tout de suite après le big bang, cette force d’attraction devait être infiniment grande et la vitesse d’expansion devait être infiniment lente. Ainsi, la vitesse d’expansion de l’Univers aurait augmenté au fur et à mesure où les forces d’attraction gravitationnelles diminuaient. Mais on ne voit, ici, aucune cause à cette augmentation de la vitesse et il faudrait invoquer, pour en rendre compte, une force de répulsion entre les galaxies dont l’intensité croît avec la distance[11], et rien n’indique ce qui pourrait générer une telle force. En effet, la loi de la conservation de la quantité de mouvement et les lois de l’inertie ne permettent pas l’augmentation sans cause de la vitesse des galaxies.

   Est-ce que les lois de la Mécanique classique ne sont pas applicables à l’échelle de l’Univers ?

 

 

5- La stabilité de l’Univers.

 

  D’après Gamow[12], il y a des indices qui militent en faveur de l’expansion de l’Univers et contredisent les théories, telles celle de Hoyle, d‘un Univers statique.

  Ainsi, les observations de la couleur des galaxies lointaines par Stebbins et Whitford ont montré que la lumière de certaines galaxies elliptiques était d’autant plus rouge que leur éloignement (de la terre) était grand. La couleur des autres galaxies (spirales ou lenticulaires) n’était pas affectée par la distance, ce qui excluait que cette variation était due à l’effet Doppler-Fizeau.

  Lorsque nous observons le ciel, les images qui nous parviennent sont d’autant plus vieilles qu’elles émanent d’astres plus lointains. Ainsi, les partisans de la théorie de l’expansion conclurent que si la couleur de la lumière des galaxies lointaines est plus rouge que celle des galaxies proches, cela indique que ces galaxies contiennent plus d’étoiles rouges que les galaxies plus proches, que les galaxies plus lointaines sont observées plus jeunes que celles qui sont plus proches et que la proportion d’étoiles rouges est plus grande dans les jeunes galaxies que dans les vieilles. Et, en supposant que la population stellaire des galaxies évolue avec le temps, ils conclurent que de même, l’Univers ne pouvait être statique : « Puisqu’on suppose que la population stellaire des galaxies évolue avec le temps (voir chap.V), il est logique de conclure qu’elles ont dû contenir plus d’étoiles rouges géantes dans leur jeunesse que dans leur âge mûr. Si on accepte cette interprétation (et on n’en voit guère d’autre), on est forcé d’admettre que les propriétés générales des galaxies n’étaient pas les mêmes autrefois qu’aujourd’hui. Et nous sommes alors sérieusement en contradiction avec l’hypothèse de l’Univers stable proposée par Bondi, Gold et Hoyle. »[13]

 

  Comme si, dans un Univers qui ne serait pas en expansion, les galaxies et leurs étoiles ne devaient pas naître, vivre et mourir.

 

 

6- La densité de l’Univers.

 

   D’après la théorie de la relativité générale et les équations d’Einstein, l’avenir de l’univers dépend de sa densité.

  La densité de l’univers est calculée selon la formule : r=3H²q/4pG où H est la constante de Hubble[14] qui vaut environ 60 kms-1Mps-1, q est un paramètre de décélération qui peut être < ½ (espace hyperbolique), = ½ (espace euclidien) ou > ½ pour un espace sphérique, G étant la constante de la gravitation.

  La question est de savoir si il est légitime d’utiliser cette constante G, avec sa valeur numérique mesurée par Cavendish, dans des calculs autres que ceux qui permettent de déterminer la force subie par un corps à la surface de la terre.

  En effet, la valeur numérique de G a été mesurée dans des laboratoires terrestres.

  La force d’attraction est exercée par la matière. En fait, ce sont les atomes de la matière qui exercent cette force. Dans l’ouvrage, Structure et mécanique de l'atome, nous montrons que les atomes pulsent et que c’est ce mouvement de pulsation qui génère la force d’attraction. Nous montrons également que les atomes ne pulsent pas de la même façon à la surface et au centre de la terre où les conditions de pression sont très différentes et gênent le mouvement de pulsation. La force d’attraction des atomes dépend ainsi de leur mode de pulsation et rien ne prouve qu’une même quantité d’atomes exercera la même force d’attraction à la surface de la terre qu’en son centre. Bien au contraire, le calcul qui, par ailleurs, permet de trouver le poids des particules élémentaires, (cf : op. cité) montre que ces forces seront très différentes et que la valeur numérique mesurée par Cavendish n’est valable que dans les conditions régnant à la surface de la terre.

   Nous ne perdons pas de vue que G est un coefficient de proportionnalité entre la quantité de matière en présence et la force d’attraction que les masses exercent entre elles en fonction de la distance qui les sépare. La loi de Newton précise que cette force est égale au produit de leurs masses et inversement proportionnelle au carré de la distance qui sépare leurs centres de gravité. La cohérence de la formule de Newton n’est obtenue qu’avec un coefficient aux dimensions ad hoc : Une force s’exprime en newtons et a pour dimension le produit d’une masse par une accélération, soit f=mg = [MLT-2]. Dans la formule de Newton, la force est proportionnelle au produit des masses et inversement proportionnelle au carré de la distance, soit f µ [M²/L²] . Il fallait donc adjoindre à cette formule un coefficient de dimensions [M-1L3T-2] de façon à obtenir une force de dimension [MLT-2]. Il n’empêche que la signification de G reste celle d’un coefficient de proportionnalité dont les dimensions ont été établies arbitrairement en fonction de notre système d’unités employé en physique et n’a aucun caractère absolu. 

 

  Dans l’espace intergalactique, les atomes ne pulsent pas comme il le font à la surface de la terre. La force d’attraction que l’on pourrait mesurer entre deux masses matérielles isolées dans l’espace ne serait certainement pas identique à celle qu’exerceraient ces deux masses à la surface de la terre.

  Mais un autre problème se pose. Comment déterminer la masse d’une certaine quantité de matière. Dans l’espace, loin de tout astre, la matière n’a pas de poids, elle a une masse. Il nous faudrait donc compter le nombre d’atomes qui constituent chacune des masses en présence. Il faudrait ensuite, de façon tout à fait arbitraire,  multiplier ces nombres par la masse du nucléon en supposant que cette masse, déduite, à la surface de la terre, de la connaissance du nombre d’Avogadro, garde une valeur universelle. Or, nous constatons que nous ne connaissons pas réellement la masse du nucléon mais seulement son poids. La masse du nucléon est déduite de son poids apparent à la surface de la terre dans des conditions de gravitation qui n’existent que sur terre !

  Il s’agit bien là d’un problème auquel nous ne pouvons trouver de solution qu’au prix d’une hypothèse invérifiable : celle de la constance de la masse du nucléon.

  Bien sûr, Einstein a résolu ce problème en affirmant l’identité de la masse pesante et de la masse inerte et, effectivement, on pourrait mesurer la force nécessaire pour accélérer une certaine quantité de matière isolée dans l’espace. Reste qu’il n’est pas sûr que nous soyons en mesure de calculer ou de mesurer la vitesse qui résulterait de cette accélération car, selon la même théorie d’Einstein, nous n’aurions aucune certitude quant à la valeur des mesure de temps et d’espace effectuées en dehors du champ de gravitation terrestre.

 

   Ainsi, on le voit, les estimations de la densité de l’Univers et les conséquences qui en découleraient sont tout à fait spéculatives et ne reposent que sur une extrapolation, certainement illégitime, des bases physiques applicables à la surface de la terre.

 

   Cependant, l’utilisation de G dans le calcul du mouvements des astres est correcte. En effet, dans le calcul de la force de gravitation d’un corps céleste quelconque, c’est le produit GM qui est déterminant. Nous ne connaissons ni la masse réelle d’un astre, aussi bien celle de la terre ou de la Lune que celle du soleil ou de n’importe quelle étoile, ni le coefficient de proportionnalité avec lequel les atomes de ces astres exercent la force d’attraction mais le produit de la masse et de ce coefficient reste toujours proportionnel à la force exercée.

 

7- L’abondance des éléments

 

  Un autre argument invoqué à l’appui de la théorie du Big bang et de l’expansion de l’Univers est l’observation de l’abondance relative des éléments atomiques.

  D’après cette théorie, les éléments ont été synthétisés pendant la première phase de l’expansion lorsque la densité et la température étaient très grandes. D’après Gamow : « Les conditions physiques qui régnaient alors ont dû déterminer les quantités relatives des différentes espèces atomiques qui furent créées pendant cette époque de cuisson universelle… »[15]

   Ainsi, tous les éléments atomiques existeraient dans des proportions définies une fois pour toutes lors de la création de l’Univers. En particulier, la proportion d’hydrogène et d’hélium, qui représentent ensemble plus de 99% de la masse totale de l’Univers, serait constante. Gamow fixait cette proportion à 55% d’hydrogène et 44% d’hélium. Des textes plus récents font état d’une proportion différente (75% H/24% He) mais sa valeur exacte est sans intérêt pour notre propos.

  A ma connaissance, le cycle de Bethe était déjà connu en 1951, lors de la rédaction de l’ouvrage de Gamov. Ce cycle qui explique l’énergie que nous fournissent les étoiles par la synthèse de l’hélium à partir des atomes d’hydrogène suppose une transformation continue de l’hydrogène en hélium et une croissance de la proportion d’hélium par rapport à la masse totale de la matière de l’Univers. Étant donné le grand nombre d’étoiles qui constituent l’essentiel de cette masse (vois paragraphe suivant) et qui fabriquent continuellement de l’hélium, il semble peu probable que la proportion hydrogène/hélium soit restée constante depuis la naissance de l’Univers.

 

 

8- La masse cachée.

 

  Selon la théorie de l’expansion, les vitesses de fuite des galaxies ne peuvent se justifier que si les forces d’attraction gravitationnelles sont plus grandes que celles qui résultent de la quantité de matière visible. Ainsi, les théoriciens soupçonnent la présence de grandes quantités de matière cachée : matière noire, matière brune, matière exotique… qui représenteraient plus de 90% de la masse totale de la matière de l’Univers.

  Or, les vitesses du mouvement des galaxies sont estimées par l’étude du décalage spectral de leur lumière selon la théorie classique de Doppler-Fizeau.

 

   Si  l’on tient compte de l’effet qui résulte de l’extinction de la source tel que nous le proposons dans une autre page de ce site, la propagation du rayonnement électromagnétique, nous concevons que les mouvements relatifs des galaxies doivent être beaucoup plus faibles et qu’ils peuvent résulter de la dynamique des seules masses apparentes en présence selon les lois ordinaires de la gravitation de Newton.

 

  Nous voyons ainsi que l’on peut être conduit à des spéculations sans fondement lorsque l’on tente de bâtir des théories sur la base d’observations dont on ne connaît pas la genèse et le mécanisme de transmission. Les physiciens sont actuellement incapables d’expliquer comment la matière génère le rayonnement électromagnétique et comment celui-ci se propage dans l’espace. La compréhension de ces mécanismes est un préalable indispensable à l’interprétation des observations et à l’élaboration de toutes théories.

 

 

9- Le rayonnement cosmologique.

 

  Le rayonnement observé en 1965 par Penzias et Wilson est, selon les partisans de la théorie du Big Bang, la signature de cette explosion originelle. Le rayonnement à 2,7 K constitue, selon eux, le résidu du rayonnement issu du Big Bang.

  Le rayonnement généré par le Big Bang était, bien sûr, beaucoup plus énergétique et donc de fréquence beaucoup plus grande que le rayonnement que nous observons aujourd’hui. C’est cependant, d’après cette théorie, ce qui reste du rayonnement initial. Lorsqu’il a été émis, au moment du Big bang, ce rayonnement occupait tout l’espace. Étant donné que l’espace s’est dilaté avec l’expansion, les physiciens affirment que le rayonnement s’est dilaté en même temps que l’espace et que les distances entre deux fronts d’onde de ce rayonnement sont maintenant proportionnelles au taux d’expansion.

  Ce qui fait que maintenant, nous observons un rayonnement de très grande longueur d’onde, alors qu’au moment de l’émission, les longueurs d’onde étaient très courtes.

  Si j’ai bien compris le raisonnement des auteurs de cette théorie, cela signifie que le rayonnement émis lors du Big Bang est resté sur place, qu’il ne s’est pas propagé dans l’espace.

  Si ce rayonnement a été émis il y a environ 15 milliards d’années et que nous pouvons encore l’observer alors qu’il a dû se propager, comme le font tous les rayonnements électromagnétiques, à la vitesse c, il devrait être actuellement beaucoup plus loin que nous du lieu d’origine. En effet, la vitesse d’expansion est beaucoup plus faible que celle de la propagation de la lumière et si elle est croissante selon la loi de Hubble, elle devait être nulle ou très faible après le Big Bang alors que celle de lumière était déjà ce qu’elle est aujourd’hui. Étant donné que ce rayonnement a voyagé beaucoup plus vite que nous et pendant le même laps de temps, on ne voit pas comment il peut encore être à nos côtés en ce moment.

   Un raisonnement similaire à celui tenu par ces physiciens devrait conduire à considérer que dans une pièce éclairée par une lampe électrique, lorsque l’on coupe l’alimentation de celle-ci, la lampe s’éteint mais la pièce reste éclairée avec une lumière de même longueur d’onde, puisque les dimensions de la pièce sont restées les mêmes. La pièce n’étant pas en expansion, le rayonnement qui s’y trouve devrait garder sa longueur d’onde initiale.

  Pour aberrant que semble ce raisonnement, il ne l’est pas davantage que celui qui conduit à croire au rayonnement fossile du big bang.

 

  Une explication beaucoup simple peut rendre compte de ce rayonnement.

 

  Les atomes d’hydrogène de l’espace émettent un rayonnement thermique dont les longueurs d’onde sont fonction de la température.

 

  Le rayonnement dit cosmologique correspond à une température d’environ 2,7 K. Les atomes d’hydrogène de l’espace intersidéral ou intergalactique captent le rayonnement issu des étoiles et réémettent un rayonnement en fonction de leurs modes de pulsation comme je le démontre dans l’ouvrage déjà cité. On peut calculer que les longueurs d’onde observées sont émises par des atomes dont la densité correspond à celle de ces espaces.

 

Vos commentaires m’intéressent. Que vous soyez ou non d’accord avec ces textes, faites le moi savoir. Je serais heureux d’en débattre avec vous. Vous pouvez me joindre : ebraw@wanadoo.fr

 

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[1] - Il faut noter que parmi ceux qui ne croyaient pas au Big Bang l’on trouve Hubble lui-même, mais aussi Einstein, Tolman, Fermi, Schrödinger, de Broglie, Zwicky, Burbidge , Alfvén…

[2] - C’est ainsi que Nathalie Deruelle du CNRS est irritée à la lecture de l’article de Hannes Alfvén (La Recherche, mai 2000) :  « Il écrit sur un ton qui, par endroits, transpire presque la haine… » Lisez cet article et cherchez le sentiment de haine qui en émane. N’est-il pas plutôt le fait de Nathalie Deruelle et de ses comparses qui ont fait de cette théorie, envers et contre toute évidence, leur fond de commerce. En fait, son irritation vient notamment de ces propos : « …A présent il était clair pour eux que la science était quelque chose en quoi l’on devait croire, et non pas quelque chose qu’il fallait essayer de comprendre. Assez paradoxalement, Einstein a peut-être été acclamé par le grand public non pas parce qu’il était un grand penseur, mais parce qu’il dispensait les autres du devoir de penser… » Hannes ALFVEN, Cosmologie, Mythe ou science, la Recherche, Juil. –Août 1976.

[3] - Jean-Claude PECKER, Interview de Sylvie Rouat, Science & Avenir, sept 1996.

[4] - Jacques MERLEAU-PONTY, interview de David Ernaux, Science & Avenir, sept 1996.

[5] - Paul LOUBIERE, Avant le Big Bang, Science & Avenir,  septembre 1996.

[6] - Les citations en italiques sont extraites de l’articles de Fabien GRUHIER, le Nouvel Observateur, 3 juin 1993.

[7]  - L. NOTTALE, J.-C. PECKER, J.-P. VIGIER et W. YOURGRAU, La constante de Hubble remise en question, la Recherche, juin 1976

[8] - Les dimensions obtenues à l’aide de ces formules sont tellement ridicules qu’on peut légitimement se poser la question de savoir si Planck en est bien l’auteur. Il serait plus vraisemblable de penser que ce nom à été choisi pour donner une certaine caution de crédibilité à ces élucubrations.

[9] - La longueur de Planck est donnée par : lP=Gh/c3, le temps de Planck, tP=(Gh/c5)1/2 et la masse de Planck, mP=(hc/G)1/2. Ces formules font ressortir le caractère ad hoc de ces définitions.

[10] - Gilles COHEN-TANNOUDJI, Les constantes universelles, Hachette1995, p.115

[11] - C’est un raisonnement différent qui a motivé Einstein à introduire la Constante Cosmologique. A l’époque, partisan d’un univers stationnaire, Einstein pensait que l’attraction gravitationnelle entre galaxies devait conduire celles-ci à se regrouper et imagina une sorte d’entretoises  tenant les galaxies séparées les unes des autres dans un Univers statique..

[12] - George GAMOW, La création de l’Univers, Dunod, 1954, pp. 34,35.

[13] - Ibid.

[14] - La constante de Hubble est exprimée en km par seconde et par Mégaparsec. La vitesse de fuite des galaxies étant proportionnelle à leur distance.

[15] - Ibid.p.45