Mes livres : Atomes
et matière,
ISBN 978-2919314-027, 360 pages, 34 € Mécanique
céleste et Cosmologie, ISBN 978-2919314-003, 158 pages, 18 € Atoms and matter ISBN 978-2919314-034, 338 pages 34 € Expédiés
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Le
mouvement du périhélie des planètes
La proposition d’Einstein
pour le calcul du mouvement du périhélie des planètes constitue la plus
importante des vérifications de la théorie de la relativité. Ce mouvement du
grand axe de l’orbite des planètes est connu depuis Newton. En fait, Newton
connaissait le mouvement du périgée de la Lune. (Propositions XLIV et XLV,
livre I des Principia)[1] Celui des
planètes a fait depuis plus de deux siècles l’objet de différentes tentatives
d’explication. Ainsi, Clairaut (1749) suppose une force d’attraction
inversement proportionnelle au cube de la distance se superposant à la force de
Newton[2], Newcomb (1853) propose
l’aplatissement du soleil, puis l’existence d’une planète intérieure à l’orbite
de Mercure[3], Gerber (1898) invoque la propagation de la force de gravitation à
vitesse finie[4]. Récemment, Dicke, Brans et Jordan supposèrent que la valeur de la
constante de la gravitation universelle variait avec la distance[5]; Charon propose que le
Tenseur d’impulsion-Energie Tab¹0[6] et Rocard tente une
explication en prenant en compte la rotation du soleil.[7]
Comme
on le voit, le problème est toujours d’actualité. De nombreux scientifiques
cherchent encore à expliquer ce mouvement et semblent ne pas se satisfaire de
la proposition d’Einstein.
Pour Mercure, ce mouvement
du périhélie est d’environ 570² d’arc
par siècle. Il est dû aux diverses perturbations causées par les autres planètes
du système solaire. Newcomb et Le Verrier ont calculé que pour l’orbite de
Mercure, ces perturbations sont responsables d’environ 530 secondes d’arc par
siècle et ils ne purent expliquer un reliquat d’environ 40 secondes d’arc par
siècle.
Einstein
remarqua que ces 40 sec. comparées à la trajectoire de Mercure pendant un
siècle étaient du même ordre de grandeur que le carré de la vitesse apparente
de cette planète comparé au carré de la vitesse de la lumière. En effet, en 1
siècle, à raison d’une révolution en 88 jours, Mercure boucle 415 révolutions
complètes soit un total de 5,375.108 secondes d’arc et comme sa
vitesse orbitale est de 48 km/s, le rapport (48/300000)2 est égal à
(43/5,375.108) à un facteur 3 près. Ainsi Einstein conclut que :
« D’après la
Théorie de la relativité générale, qui s’écarte un peu de celle de Newton, il
doit y avoir aussi un petit écart de la loi du mouvement orbital de
Kepler-Newton de telle sorte que l’angle décrit par le rayon Soleil-planète
entre un périhélie et le suivant diffère d’un angle de révolution complète
(c’est à dire de l’angle 2p dans la mesure absolue
d’angles employée en Physique) de la quantité : »[8]
(1)
dans laquelle a est
le demi grand axe de l’orbite, c, la célérité de la lumière, T la
période d’une révolution et e l’excentricité de l’orbite.
La vitesse moyenne de la planète
sur son orbite peut s’exprimer v= 2pa/T, si bien que l’expression
ci-dessus peut également s’écrire :
(2)
expression dans laquelle
nous retrouvons le fameux rapport (v2/c2), mais nous nous
souvenons qu’à propos de l’expérience de Michelson et Morley, nous avons
constaté que la vitesse de la planète sur son orbite était une vitesse
apparente pour un observateur lié au système solaire et qu’elle n’avait aucune
réalité physique. Ce n’est ni une vitesse absolue ni une vitesse relative et il
n’y a aucun sens à la comparer à la vitesse de la lumière.
Comme il y a 2p radians par révolution,
l’introduction du coefficient 3 au numérateur n’a que pour but d’obtenir un
résultat aussi proche que possible de celui recherché et n’est justifié par
aucun raisonnement qui pendrait en compte les caractéristiques de l’orbite ou
celles de l’espace du système solaire.
La mécanique céleste de
Newton ne permettait pas le calcul de ces 40 secondes d’arc par siècle. Les
astronomes du siècle dernier n’ont pu expliquer, par les perturbations causées
par les autres corps du système solaire, cette différence d’avec l’observation.
C’est ainsi que la communauté scientifique a admis, sans y aller voir, que ce
mouvement du périhélie était une conséquence de la structure de l’espace selon
la théorie d’Einstein .
Pourtant ce mouvement est
parfaitement explicable dans le cadre de la mécanique classique
non-relativiste. Encore faut-il tenir compte de tous les facteurs qui
conditionnent le mouvement des astres du système solaire.
Le système solaire fait
partie d’un système plus vaste, la Galaxie, mais tous les calculs des
mouvements des planètes ont toujours été conduits sans tenir compte de cette
circonstance. L’anthropocentrisme est apparemment toujours vivace chez les
astronomes.
Bien sûr, l’influence du
reste de la Galaxie est si faible que la plupart du temps on peut la négliger.
Sauf dans le cas présent comme nous allons le voir.
Le système solaire tourne
autour du centre galactique à la vitesse d’environ 240 km/s et boucle ainsi une
révolution complète en quelque 250 millions d’années. Le soleil et les planètes
ont donc une vitesse galactique VG orientée dans le
sens du mouvement dans la Galaxie. Les planètes ont en plus une vitesse VS
dans le système solaire orientée selon leur mouvement orbital.
Ces deux vitesses se combinent vectoriellement selon la formule classique :
(3)
dans laquelle a est l’angle que font entre
elles les directions de ces vitesses[9].
Le plan des orbites des
planètes garde une orientation fixe par rapport à l’espace extérieur à la
Galaxie si bien que chaque seconde, l’angle a varie de la quantité : da/dt = w = 2p/T, lorsque T est la durée
d’une révolution galactique.[10]
Ainsi la vitesse des
planètes n’est pas constante, elle varie chaque seconde de la quantité :
(4)
Puisque w est petit, pour toutes les
valeurs de a on peut poser :
(5)
Si la vitesse de la planète
subit une accélération, en 1 siècle elle parcourera une distance supplémentaire
égale à :
(6)
où e est
l’excentricité de l’orbite et i’ l’angle d’inclinaison de l’orbite sur
la direction du centre galactique. Ces angles se déduisent de l’inclinaison des
orbites des planètes sur le plan de l’écliptique.
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Les
données représentant la disposition des planètes, de l’apex et du centre galactique
sur le dessin ne sont pas arbitraires bien qu’aucune source fiable n’est
actuellement disponible. Elles ont été déduites des différentes documentations
à la disposition de l’auteur. La direction de l’apex notamment est mal définie,
car elle est souvent confondue avec la direction du mouvement apparent de la
terre par rapport aux étoiles voisines qui sont également en mouvement dans la
même direction et à une vitesse sensiblement égale. Dans la Galaxie, les
vitesses ne sont pas inversement proportionnelles à la racine carrée de la
distance au centre galactique comme le sont les vitesses kléperiennes des
astres en révolution autour d’un astre massif unique. La vitesse galactique
moyenne d’une étoile est donnée par la formule V=(GM(r) /r)1/2
où M(r) est la masse de la matière comprise
dans le volume de rayon r, distance au centre galactique. Si bien que
toutes les étoiles voisines de notre système dans un rayon de 1000 al. ont à
peu près la même vitesse et il est très difficile, se référant à leurs
mouvement relatifs, d’en déduire la direction réelle de l’apex qui, en toute
logique doit être dans une direction perpendiculaire à la direction du centre
galactique.
Avec
l’expression (6), nous obtenons la différence d’espace en plus ou en moins parcourue
par la planète en 1 siècle. Comme nous voulons obtenir une différence angulaire
en secondes d’arc, il nous faut poser :
DW =
1296000DS/2pa
(7)
où a est le demi grand axe
de l’orbite.
|
|
Mercure |
Vénus |
Terre |
Icare |
Mars |
|
Distance
a (UA) |
0,387 |
0,723 |
1 |
1,078 |
1,524 |
|
Inclinaison
sur écliptique (i) |
7 |
3,4 |
0 |
-23 |
-1,85 |
|
Inclinaison
sur CG (i’) |
20 |
16,4 |
13 |
-10 |
11,15 |
|
Excentricité
(e) |
0,206 |
0,007 |
0,017 |
0,827 |
0,093 |
|
Vitesse
orbitale moy. (km/s). |
47,89 |
35,04 |
29,8 |
28,76 |
24,14 |
|
DW calculé (sec d’arc/siècle) |
41,65 |
10,63 |
4,13 |
6,94 |
1,64 |
|
DW selon relativité |
42,87 |
8,61 |
3,83 |
10,1 |
1,35 |
On voit que les
résultats que nous obtenons sont tout à fait conformes, tant aux observations
qu’à ceux obtenus en relativité. Doit-on souligner que nous n’avons eu à
introduire aucun coefficient ad hoc ni à faire aucune hypothèse particulière.
Le fait que ces résultats se calculent avec les valeurs des inclinaisons des
orbites des planètes sur la direction du centre galactique et non sur le plan
de l’écliptique témoigne de l’étroite interdépendance de cette inclinaison sur
le mouvement des planètes. C’est parce que les astronomes, ceux du siècle
dernier mais également nos contemporains, ont négligé de considérer le système
solaire en interaction avec le reste de la Galaxie, qu’ils n’ont pu comprendre
les causes et calculer les effets des irrégularités du mouvement des
planètes.
Il est possible de vérifier
si le mouvement du périhélie des planètes est bien conforme à ce qui est
proposé ici, ou si la formule relativiste d’Einstein en rend mieux compte. En
effet, l’écart entre un mouvement circulaire à vitesse uniforme et celui
obtenu par la formule (7) est proportionnel au carré du temps, alors que selon Einstein,
il est proportionnel au temps. Ainsi, depuis les
observations de Le Verrier en 1859, selon la théorie d’Einstein, l’écart sur la
position de Mercure devrait être de 60² d’arc alors que selon nos
calculs il devrait être de 78². Pour faire cette
comparaison, il est évident qu’il faut au préalable refaire tous les calculs
des perturbations subies par Mercure depuis l’époque de Le Verrier car les
positions relatives des planètes ne sont pas constantes dans le temps et il y a
très peu de chances pour qu’elles induisent un même mouvement du périhélie d’un
siècle à l’autre. Ne perdons pas de vue que ces perturbations sont responsables
de 90 % du mouvement du périhélie
Par ailleurs, il est évident
que le mouvement du périhélie des autres planètes ne peut être vérifié par
l’observation, à l’exception peut-être de celui de Icare grâce à la très grande
excentricité de son orbite[11]. Nous avons cependant fait figurer dans
ce tableau les résultats de calcul de toutes les planètes de façon à ce que la
comparaison avec les diverses propositions soit possible.
Pour Sylvain Poirier,
« Docteur es mathématiques » et (d’après lui) grand spécialiste de la
théorie de la relativité, la présente proposition n’est qu’un « semblant
de calcul vide de sens et d’arguments ». Je me permets de le citer
ici à l’attention des lecteurs qui voudront bien vérifier les résultats que
j’énonce. Le ridicule ne tuant plus, je n’aurais pas la mort de Poirier sur la
conscience.
Vos commentaires
m’intéressent. Que vous soyez ou non d’accord avec ces textes, faites le moi
savoir. Je serais heureux d’en débattre avec vous. Vous pouvez me
joindre : ebraw@wanadoo.fr
Pour la suite des
vérifications de la Relativité : Les ondes gravitationnelles