- Cette courbure de l'espace est provoquée par l'ensemble des atomes en pulsation

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Les ondes gravitationnelles

 

   Dans le cadre des vérifications de la théorie de la relativité citons également les tentatives de détection expérimentale ou de mise en évidence des ondes gravitationnelles.

 

  La première méthode est caractérisée par la construction d’ensembles ultra sensibles[1], permettant, selon leurs auteurs, de détecter ces ondes. Nous n’insisterons pas ici sur le fait que pour construire un récepteur quelconque, il faut au préalable, et comme conditions minima, avoir une certitude théorique de l’existence de ces ondes, avoir une idée de ce qu’elles sont, dans quel domaine de fréquence elles se situent et quels effets elles peuvent provoquer dans le récepteur[2]. Il est évident que les auteurs de ces expériences ne savent rien de ces ondes mais les chercher ne constitue-t-il pas le meilleur moyen d’en apprendre quelque chose ? Bien qu’il est généralement stérile de chercher quand on ne sait même pas à quoi ressemble ce que l’on cherche.

 

  Pour mettre les ondes gravitationnelles en évidence, on peut également observer les effets qu’elles pourraient provoquer. Il est évident que c’est dans le domaine astronomique que ces effets seraient le plus visibles et c’est ce qu’ont tenté de faire Joseph Taylor et Russell Hulse, deux Américains, qui se sont vus récompensés par le Nobel de physique en 1993 pour l’étude du mouvement du Pulsar binaire PSR 1913+16.

  L’étude de Taylor et Hulse mérite qu’on s’y attarde un peu.

 

  Le pulsar PSR 1913+16 est un système composé de 2 astres en interaction gravitationnelle. Peu importe que l’un ou les deux astres se conduisent comme des phares qui émettent des flashs plutôt qu’une lumière continue, (en fait ils rayonnent dans le domaine radio, mais cela ne change rien pour notre propos.) Ce qui intéressait  les chercheurs, c’est leur période de rotation orbitale. En effet, l’observation a montré que les flashs n’étaient pas espacés d’intervalles réguliers mais que la durée de ces intervalles augmentait et diminuait alternativement avec une périodicité d’environ 8 heures. Ce qui ne pouvait s’expliquer que si le signal observé provenait d’un astre qui se rapprochait et d’éloignait de nous au rythme de ces variations. Des mesures très précises ont montré qu’ils tournaient tous les deux autour du centre de gravité du système sur des orbites de quelques centaines de milliers de km. De leur période orbitale, les lois de Kepler et de Newton permettent de calculer leurs masses. Pour une orbite de 200 000 km de rayon, l’astre principal aurait une masse d’environ 80 masses solaires et pour 300 000 km une masse d’environ 300 fois la masse de notre soleil. Pour que l’astre satellite puisse graviter sur une orbite aussi petite, équivalente à celle de la lune, il faut que l’astre central ait un rayon très petit et une densité extrêmement élevée. Si on le suppose de la taille de Jupiter, soit un diamètre d’environ 140 000 km, 1/10 du diamètre du soleil, sa densité serait de l’ordre de 200 000 fois celle du soleil soit environ 300 000 fois celle de l’eau. Il se peut aussi que le diamètre de cet astre soit de l’ordre de quelque dizaine de kilomètres seulement, ce qui en ferait ce que les astrophysiciens nomment une étoile à neutrons.

  Avec un diamètre de 14 km il aurait une densité d’environ 1017 fois celle de l’eau alors que la densité des nucléons est estimée être de l’ordre de 1018 fois la densité de l’eau.

  Fort de ces estimations, les astrophysiciens se sont persuadés qu’ils se trouvaient face à des phénomènes qui leur permettaient de vérifier les lois de la relativité générale :

 

  « Or dans les pulsars binaires, les champs de gravité peuvent être plus de  dix mille fois supérieurs à ce qu’ils sont dans notre système solaire. On dispose donc d’un moyen de choix pour tester la relativité générale dans le domaine des champs forts, domaine où les ondes gravitationnelles, notamment, devraient faire sentir leurs effets. En particulier, le rayonnement de telles ondes par le pulsar devrait se traduire, perte d’énergie oblige, par un resserrement de son orbite »[3]

 

  Ce commentaire de Mashaal, à l’occasion de la récompense de Taylor et Hulse, contient plusieurs affirmations qu’il nous faut vérifier.

 

* Le champ de gravité est différent autour d’un astre dense qu’autour d’un astre ordinaire. 

* Les ondes gravitationnelles existent.

* Le rayonnement de ces ondes emporte de l’énergie.    

 

Étudions ces points un à un :

 

Le champ de gravité.

 

Supposons que le soleil soit une étoile à neutrons ou un trou noir de masse égale à celle qu’il a actuellement. La loi de la gravitation de Newton ne tient pas compte de la densité de l’astre central, la loi d’Einstein qui corrige celle de Newton et prétend expliquer le mouvement du périhélie des planètes n’en tient également pas compte, le mouvement des planètes ne serait donc pas affecté par cette caractéristique du soleil.

Il est vrai que selon la théorie de la relativité générale, la fréquence de pulsation des atomes est inversement proportionnelle à la force du champ de gravité selon la formule d’Einstein : j=-KM/r, formule dans laquelle K est la constante de la gravitation, M la masse de l’astre et r, la distance à son centre. Nous montrons (voir Les vérifications de la théorie de la relativité) que cette hypothèse d’Einstein n’est pas fondée sur une étude concrète du mécanisme des atomes et que rien, ni un fait observationnel ni même une conséquence mathématique de sa théorie lui permettait d’arriver à cette conclusion. De plus, rien dans la théorie d’Einstein ne permet également de faire un rapport entre le mode de fonctionnement des atomes et la force d’attraction qu’ils générent. Bien au contraire, en affirmant que le champ de gravitation était une conséquence des propriétés de l’espace-temps, Einstein nie toute relation entre la structure de la matière et sa force d’attraction.

 

 

Les ondes gravitationnelles

 

  La force de gravitation est générée par les atomes de la matière. Les atomes pulsent selon le mécanisme que nous avons décrit au chapitre I de notre ouvrage Structure et mécanique de l'atome.

  Rappelons que cette pulsation est essentiellement caractérisée par un mouvement de contraction sphérique accéléré et un mouvement de retour linéaire (non accéléré) vers le volume initial. La forme de ce mouvement de pulsation se déduit de l’interaction coulombienne des particules constituantes de l’atome et résulte d’équations basées sur les lois de l’électrodynamique classique.

    Le fait que le mouvement de contraction sphérique est un mouvement accéléré provoque autour de l’atome une dépression, une courbure de l’espace, un vide que les atomes environnants essaient de combler. C’est ce qui génère la force de gravitation.  

   Insistons sur le fait qu’à aucun moment, il n’a été nécessaire d’introduire dans ces calculs une hypothèse ad hoc quelconque pour aboutir à ce résultat. Ainsi, la force de gravitation n’est pas due à l’émission d’une particule ou d’une onde comme la Mécanique Quantique ou les tenants de la théorie relativiste le suggèrent. Les atomes n’émettent rien qui se propage dans l’espace pour générer cette force. La force de gravitation, telle qu’elle découle de ce qui précède, correspond très bien, mais pour d’autres raisons, à la théorie d’Einstein qui voyait en cette force la manifestation d’un effet géométrique, une courbure de l’espace[4]. Selon lui et la relativité générale, les masses courbent l’espace et les corps ne peuvent que tomber dans les puits gravitationnels ainsi créés.

 

La courbure de l'espace est provoquée par l'ensemble des atomes en pulsation. Le champ de gravitation est ainsi un champ différent du champ électromagnétique qui se caractérise par la propagation de fronts d'onde constitués de la substance des électrons émetteurs. Le champ de gravitation n'est pas constitué d'une substance quelconque se propageant dans l'espace. Il est omniprésent dans l'espace autour de tout corps massif. La critique que l'on a pu faire à la force d'attraction de Newton se propageant à vitesse infinie n'est pas fondée. Le problème de la vitesse de propagation de la force de gravitation n'a pas de sens. A moins de supposer que l'apparition ou la disparition de la matière en un lieu donné puisse se faire de façon instantanée, que la matière puisse être créée ex nihilo ou disparaître par sublimation immatérielle  Dans tous les autres cas, l'approche du corps attirant ou du corps attiré se faisant à faible vitesse, la force d'attraction est inversement proportionnelle au carré de la distance et se fait donc toujours sentir même lorsque cette distance est infinie puisque chaque atome de la matière de ces corps pulse et génère la dépression attractive.

  Rappelons aussi, à l’attention de ceux[5] qui s’émerveillent de constater que la loi des forces gravitationnelle et électromagnétique sont toutes deux inversement proportionnelles au carré de la distance (lois en 1/r²), que ce fait est tout à fait normal car l’intensité d’une force, générée par un corps central, se repartit sur la surface de la sphère de rayon r centrée sur le corps principal et qu’il est évident que la surface de cette sphère est proportionnelle au carré de son rayon.

 

 

L’énergie gravitationnelle.

 

  On vient de voir que le champ de gravitation n’est pas dû à l’émission d’une onde comme dans le cas du champ électromagnétique. Il semble donc peu probable que les corps matériels, qui générent tous une force d’attraction, perdent quoi que ce soit. Mais si l’on envisage ce phénomène comme plausible, il est bon d’en étudier les conséquences éventuelles.

  L’énergie que devraient emporter les ondes gravitationnelles est indépendante de la densité des astres en présence et du fait que ces ondes soient ou non détectées. Ainsi, tous les corps devraient perdre de l’énergie gravitationnelle, aussi bien vous que moi, la pomme de Newton, la lune ou n’importe quel objet existant. De même, un astre isolé autour duquel ne gravite aucun corps devrait également en perdre car il est évident que son champ de gravitation s’étend à l’infini et que, quel que soit son environnement immédiat, il reste en interaction gravitationnelle avec un objet lointain, une galaxie quelconque et, en tous cas, avec le reste de l’Univers.

  Quelle forme peut donc prendre cette énergie et quelles peuvent être ses effets sur la matière environnante ?

  En physique, la dégradation ultime de toutes les formes d’énergie se traduit par de la chaleur. Si l’énergie gravitationnelle est une énergie comme les autres, son effet final doit également contribuer  à produire de la chaleur. Or, il est évident que pour produire de la chaleur, cette énergie devrait avoir les mêmes caractéristiques que l’énergie électromagnétique à moins d’invoquer une autre forme de chaleur (pourquoi pas, les physiciens actuels n’en sont pas à ce genre de détails près). Elle devrait donc se présenter sous forme de rayonnement d’une certaine fréquence qu’il serait possible de détecter. En tout état de cause, ce rayonnement ne devrait pas avoir une fréquence plus élevée que celles des atomes de la matière. Par ailleurs, comme les atomes des différents éléments ont des fréquences (de rayonnement électromagnétique) différentes, ce qui permet justement de les différencier par spectroscopie, il faudrait supposer que les fréquences du rayonnement gravitationnel soient également différentes d’un élément chimique à l’autre. Ce qui ne semble pas être le cas, car un même poids d’atome génère les mêmes effets dans les mêmes conditions physiques. (Il est vrai que nous supposons qu’un même poids de matière d’un élément chimique quelconque contient le même nombre de nucléons qu’un autre quelconque élément chimique. Ce qui n’est pas absolument certain, il faudrait, pour s’en assurer être à même de compter individuellement tous les atomes que ces deux masses contiennent.) 

  D’autre part, nous savons que le champ de gravitation est différent du champ électromagnétique mais comme tous les corps émettent un rayonnement fonction de leur température, le rayonnement thermique, qui lui a bien les caractéristique d’un rayonnement électromagnétique, nous pourrions envisager de considérer que le rayonnement thermique et le rayonnement gravitationnel n’en font qu’un. Hélas, la force gravitationnelle d’un corps n’est pas fonction de sa température et cette idée est à rejeter.

  On peut aussi imaginer une onde gravitationnelle d’une nature exotique, fruit d’un processus autre que celui qui génère le rayonnement électromagnétique et constitué d’une substance autre que celle des électrons qui donne au rayonnement ses propriétés électromagnétiques.  Pourquoi pas ?

  Mais laissons cette tache aux physiciens actuels qui ne sont plus à une spéculation de ce genre près.

Quant à nous, nous nous contenterons de penser que la force de gravitation est une simple  conséquence du mouvement de pulsation de l’atome due à l’interaction électromagnétique de ses constituants. Ce qui nous permet de rendre compte de cette force et du champ gravitationnel sans avoir besoin d’imaginer les gravitons, les ondes gravitationnelles, la perte d’énergie, les constantes de couplage… indispensables dans le cadre des spéculations actuelles.

 

Le pulsar PSR1913+16 et les travaux de Taylor et Hulse.

 

  Revenons au pulsar PSR1913+16. L’étude de la période de rotation du système binaire a montré que cette période diminuait de 0,07 millionièmes de seconde à chaque tour d’orbite. Hourra ! Nous observons un effet dû à la théorie de la relativité se sont empressés de clamer Taylor et Hulse à la communauté scientifique ébahie. Thibault Damour et Nathalie Deruelle leur emboîterons le pas. Mais commençons par le commencement.

 

  Pour expliquer cette variation de la durée d’une révolution orbitale et comment ces mesures valident la prédiction sur la réalité des ondes gravitationnelles, les physiciens ont formulé deux hypothèses :

 

« La première, la plus classique, consiste à dire que l’attraction exercée par les objets massifs se traduit par l’envoi d’ondes gravitationnelles à la manière des vagues sur une mer calme et volent ainsi de l’énergie aux corps qui les émettent. Cette perte énergétique freine le mouvement de rotation orbital et finit par faire se rapprocher les étoiles l’une de l’autre (où l’on retrouve la diminution de 0,07 millionième de seconde mesurée.)

  La seconde interprétation est plus juste, plus significative et rappelle en quoi la relativité a véritablement constitué une révolution conceptuelle. En effet, dans l’explication newtonienne, l’action de la force de gravitation s’exerce de manière universelle et instantanée. Avec l’avènement de la relativité restreinte en 1905, la vitesse maximum dans l’Univers ne peut dépasser celle de la lumière (300 000 km/s). La simultanéité devient donc impossible puisque la force d’attraction possède une vitesse de propagation finie. Quelles conséquences physiques ou quelles prédictions peut-on tirer de ce nouveau cadre théorique ?

  Les corps se déplaçant les uns par rapport aux autres, lorsque l’un d’entre eux reçoit une onde gravitationnelle, l’émetteur n’est plus à l’endroit d’où il l’a émise… »[6]

 

  Étrange physique où les mêmes causes ne provoquent pas les mêmes effets.

 

  En effet, si la période orbitale diminue, la vitesse orbitale doit augmenter et non diminuer (conséquence de la loi des aires de Kepler). Si la perte d’énergie gravitationnelle freine le mouvement de l’astre, la distance doit augmenter et non rapprocher les étoiles l’une de l’autre. Nous savons que, sous l’effet des frottements des marées océaniques, la lune s’éloigne continuellement de la terre et les études géologiques, paléontologiques et astronomiques montrent que la durée de sa rotation orbitale augmente en accord avec sa distance à la terre.

  En ce qui concerne la deuxième interprétation, nous avons déjà réfuté l’argument de la propagation instantanée de la force de gravitation de Newton (voir ci-dessus). Reste la dernière proposition de cette citation : « …lorsque l’un d’entre eux reçoit une onde… ». Les ondes gravitationnelles, si ondes il y a, ne sont pas émises par a-coups, les corps les émettraient en permanence, chaque corps baignant en permanence dans le bain du champ gravitationnel de l’autre et le fait que ces corps se déplacent ne provoque aucune effet comme l’affirme Robredo :

 

«  Géométriquement, il se forme donc un angle entre la direction d’arrivée de l’onde  et la droite qui relie les deux corps. Cet angle, ou encore le décalage spatio-temporel, implique le présence dans l’interaction gravitationnelle d’une composante opposée à la vitesse… »

 

  Il est toujours facile d’invoquer un effet dû à la relativité. Si vous ne comprenez pas, c’est normal, n’en soyez pas vexé, très peu de gens ont des facultés suffisantes pour comprendre cette théorie. Vous n’êtes donc pas plus bête que les autres. Faites donc semblant d’avoir compris plutôt que de passer pour un …non-comprenant.  En tout cas, l’auteur lui, fait comme si. Demandez-lui comment ce décalage spatio-temporel provoque une composante opposée à la vitesse, il vous répondra, avec une docte assurance qu’il s’agit d’un effet… prévu par Einstein.

  Et ce n’est pas la suite de cette explication qui nous éclairera davantage :

 

« … Cette dernière est du même type que la force de frottement qui s’oppose au déplacement d’une bille que l’on fait rouler sur une surface gondolée. »

 

  Peut-être que de jouer aux billes nous permettrait de mieux comprendre…

 

  Damour et Deruelle n’ont peut-être pas jouer aux billes, mais leurs savants calculs ont permis à Robredo de conclure :

 

« C’est cette force de frottement qui, au niveau du formalisme mathématique, explique le rapprochement entre les corps et donc la diminution de la période orbitale … La contribution de Damour et Deruelle a permis (en développant les équations d’Einstein jusqu’au cinquième ordre) le premier calcul satisfaisant et complet de la valeur de cette force de frottement, clé de voûte de l’explication… »

 

  Puisqu’on vous le dit !

 

  Et si il y avait une autre explication ?

 

  Le pulsar PSR 1913+16 se trouve quelque part dans le Sagittaire, pas loin du Centre de la Galaxie à environ 27 000 années lumière de nous. Il fait donc partie de la Galaxie et est en mouvement sur une orbite circulaire autour du centre de notre Voie Lactée.

  Si la période orbitale vue de la terre diminue, cela veut dire que nous voyons le système dans la même position à des intervalles de temps de plus en plus rapprochés. Ce qui peut également signifier que ce système se rapproche de nous et que la lumière que nous percevons à de moins en moins de chemin à parcourir.

  Le fait que les signaux émis par ce pulsar sont, comme son nom l’indique, des pulses[7] et non un signal continu, nous permet justement de détecter ces variations temporelles. Mais l’étude par effet Doppler-Fizeau devrait également montrer un bleuissement, un blueshift du signal reçu. Il est vrai que dans le domaine des longueurs d’onde radio, ce décalage vers le bleu n’est pas aisé à mettre en évidence d’autant plus que la vitesse radiale relative semble être très faible, de l’ordre du millimètre par seconde si l’on se base sur les mesures actuelles[8].

  Ainsi, ce pulsar aurait un mouvement relativement à nous et même si son mouvement orbital propre est de l’ordre de plusieurs centaine de kilomètres par seconde, son mouvement radial, dans notre ligne de visée peut être très faible. Il se peut que ce soit une coïncidence et que la vitesse de ce pulsar est strictement égale, dans cette direction à celle du système solaire. Nous ne perdons pas de vue que nous nous promenons aussi à la vitesse d’environ 240 km par seconde autour du centre de la Galaxie.

 

  En tout état de cause, une vitesse radiale aussi faible doit néanmoins être prise en compte puisque, comme on le voit, elle pourrait suffire à générer un effet visible. Remarquons que prendre en compte cette vitesse, pour faible qu’elle soit, est moins aberrant que de la négliger comme l’on fait Taylor, Hulse, Damour, Daruelle et les autres. Ne pas la prendre en compte n’est-ce pas considérer, du moins implicitement, que la distance entre ce système et nous est absolument immuable, que ces objets, notre Galaxie et le PSR 1913+16, sont totalement au repos relatif ?

 Comment peut-on considérer le signal provenant d’un astre sans s’inquiéter de son mouvement relatif ? On peut s’étonner que des physiciens oublient ce genre de détail avant d’enfourcher leurs dadas favoris.

 

Vos commentaires m’intéressent. Que vous soyez ou non d’accord avec ces textes, faites le moi savoir. Je serais heureux d’en débattre avec vous. Vous pouvez me joindre : ebraw@wanadoo.fr

 

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[1] -  Comme par exemple le projet franco-italien Virgo

[2]- C’est comme si vous essayez de capter une émission en Modulation de Fréquence avec une antenne et un récepteur accordés sur Grandes Ondes

[3] - Maurice MASHAAL, La Recherche, déc. 1993, p. 1390

[4] - Remarquons incidemment que cette proposition d’Einstein s’oppose à la théorie que, paraît-il, il aurait lui même émise, de l’existence des ondes gravitationnelles. Si la gravitation est une conséquence de la géométrie de l’espace, elle ne nécessite aucun vecteur de force ni une transmission à distance.

[5] - La littérature de vulgarisation scientifique, due souvent à des scientifiques de renom, contient maints exemples de cet étonnement et quelquefois des hypothèses sur une forme différente de la relation de la force à la distance.

[6] - Jean-François ROBREDO, Science & Vie, déc. 1993, p. 41

[7] - Une impulsion toutes les 59 millisecondes, soit environ 16 par seconde.

[8] - En 8 heures, la période apparente diminue de 0,07 millionièmes de seconde. Si le système se rapproche de nous, le signal qui nous parvient met donc 0.07x10-6 seconde en moins de temps à chaque révolution orbitale. Ce qui pourrait signifier qu’il a: 3.108 m/s x 7.10-8 s = 21 m de moins à parcourir. Il se rapproche donc de nous à la vitesse v = 21/28800 = 7,3x10-4 m/s.