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Contrairement à ce qui se fait actuellement, les déchets radioactifs ne
doivent pas être concentrés en vue de leur stockage. En effet, la meilleure
façon de les rendre inoffensifs, c’est de les diluer au maximum.
Pour
comprendre cela, il faut se rappeler que l’homme ne crée pas les éléments
radioactifs. Il ne fait qu’utiliser ceux qui existent à l’état naturel. Les
matières radioactives existent dans la nature et sont extraites sous forme très
diluée. La préparation des matériaux fissibles en vue de leur
utilisation à des fins de production d’énergie nécessite leur concentration.
La radioactivité est-elle
nécessaire à la vie ?
Par
ailleurs, nous baignons en permanence dans un milieu radioactif.
Le carbone
qui constitue l’élément essentiel de la matière organique dont nos corps et nos
aliments sont composés, contient toujours une proportion non négligeable de Carbone
14 radioactif. Cette proportion de 14C est caractéristique de la
matière vivante et est constante pour tous les matériaux vivants. C’est du
reste sur cette analyse qu’est basé le principe de la datation par la méthode
dite du Carbone 14 : le rapport entre la
proportion de 14C/12C contenue dans un matériau organique
fossile et celui que contient un organisme vivant permet de déterminer le temps
qui s’est écoulé depuis la fin biologique de ce matériau. Plus ce taux est
faible, plus longue est la période qui s’est écoulée depuis la mort de
l’organisme. La proportion de 14C radioactif diminue avec le temps
dans les organismes morts. L’on peut donc se poser la question de savoir si
la radioactivité (à faible dose, bien sûr) n’est pas une des conditions nécessaires
à l’existence du vivant.
La radioactivité naturelle.
On a
tendance à considérer que les éléments radioactifs le sont d’une façon
naturelle, que la désintégration d’un atome se fait d’une manière spontanée
sans cause extérieure. Cette idée est en contradiction avec la notion de masse
critique.
On sait que
le nombre de désintégrations qui se produisent simultanément dans une masse de
matière radioactive dépend de la grandeur de cette masse. Prenons par exemple,
l’uranium. Tant que la masse de matière est inférieure à une certaine quantité,
le nombre de désintégrations par seconde reste en deçà du seuil critique et il
n’y a pas, selon les idées actuellement admises, de réaction en chaîne. Cette
réaction en chaîne va, croit-on, se produire si on augmente la masse d’uranium.
Il est évident que la forme de cette nouvelle masse joue un rôle prépondérant
et que l’on n’obtiendrait pas de réaction en chaîne si, par exemple, les deux
moitiés de masse étaient mises bout à bout au lieu d’être placées côte à côte.
N(t2)
< N(t1) N(t2)
> N(t1) 
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En fait, il se produit toujours une réaction en
chaîne, mais dans le cas représenté sur la figure de gauche, la configuration de
la masse est telle que les particules émises ont plus de chances d’être
absorbées par d’autres atomes et le nombre de réactions à l’instant t2
sera supérieur à celui de l’instant t1, la croissance est
exponentielle. Dans le cas représenté par la figure de droite, un grand nombre
de particules émises par les désintégrations se produisant à l’instant t1
se propagent à l’extérieur de la masse et ne provoquent pas de nouvelles
désintégrations. Le nombre de nouvelles désintégrations à l’instant t2
sera inférieur à ce qu’il était à l’instant t1. Il y a décroissance
exponentielle.
Il y a donc, d’une façon évidente, une interaction entre les atomes se désintégrant et ceux qui vont se désintégrer l’instant d’après. Il y a également une relation directe entre le nombre de désintégrations dans l’unité de temps et l’environnement de la masse de matière radioactive.
Lorsqu’un atome se
désintègre, il éjecte une ou plusieurs particules. La direction que prend
chacune de ces particules dépend de la position qu’elles occupaient dans
l’atome au moment de l’événement. En général, pour un élément chimique donné,
le mode de désintégration et le type de particules éjectées sont toujours les
mêmes. La vitesse avec laquelle une particule est éjectée est déterminée par
l’intensité de l’interaction répulsive coulombienne entre cette particule et
l’atome au moment de la désintégration. De plus, la dimension de la particule
éjectée dépend de sa vitesse selon la relation d’Einstein : la particule
se contracte en fonction de la vitesse selon
r = r0(1-v2/c2)1/2
où r est le rayon de la particule
éjectée, r0, le rayon qu’elle a au repos et c la célérité de la
lumière. Ainsi, plus grande est la vitesse d’éjection de la particule, plus
petites seront ses dimensions et plus faibles seront ses chances d’entrer en
interaction avec un atome voisin et plus grand sera le trajet qu’elle pourra
parcourir. Comme la direction d’éjection est aléatoire, étant donné le nombre
d’atomes que contient la masse radioactive, en moyenne, dans l’unité de temps,
les éjections se font d’une façon homogène dans toutes les directions de
l’espace. Si la forme de la masse radioactive n’est pas isotrope, si elle est,
par exemple, beaucoup plus longue que large ou que haute et que le libre
parcours des particules éjectées est plus grand que l’une de ces dimensions,
les particules éjectées pourront, dans ces directions, sortir de la masse sans
rentrer en interaction avec d’autres atomes (c’est la radioactivité qui se
dégage de la masse de matière), si bien que le nombre d’interactions provoquées
par les particules incidentes sera inférieur au nombre de désintégrations qui
s’étaient produites l’instant antérieur. Si, par contre, la forme de la masse
radioactive est telle que toutes les particules éjectées ont la possibilité
d’entrer en interaction avec un autre atome et que chaque désintégration libère
plusieurs particules, le nombre de désintégrations dans l’unité de temps sera
supérieur à ce qu’il était l’instant d’avant, la croissance sera exponentielle,
c’est la réaction en chaîne.
Ainsi, nous
voyons que dans tous les cas, la désintégration d’un atome n’est pas un
événement spontané. Une désintégration est toujours un événement
provoqué par une cause extérieure.
Stabilité des atomes dits
radioactifs.
Contrairement à ce qui est actuellement admis, les atomes dits
radioactifs sont intrinsèquement parfaitement stables. En effet, si la période
d’un élément est T, au bout de ce laps de temps, la moitié des atomes potentiellement
radioactifs auront été désintégrés, au terme de 2 périodes, il n’en restera que
le quart, au terme de 3 périodes, il n’y en aura plus que le huitième et après
n périodes, la quantité d’atomes potentiellement radioactifs sera réduite à 1/2n
de la quantité initiale. Si la période T est, comme pour le 14C
de 4700 ans par exemple, il restera au terme de 8 périodes, soit 37600 ans,
environ 1/4000e de la quantité initiale d’atomes potentiellement
radioactifs. Si la masse de matière était de 1 kg par exemple et que le
pourcentage de 14C/12C était à l’origine de 10-9,
il resterait au terme de ces 37600 ans environ
1,24 1013 atomes de 14C sur les 5 1016 atomes
présents à l’origine.
On peut
faire d’autres calculs qui mettront en évidence le fait que les atomes dits
radioactifs, même ceux d’éléments à très courte période, sont parfaitement
stables, par exemple l’azote 16N dont la période est de 7,35
seconde. Dans un litre d’air aux conditions normales (0°C et 1 atmosphère) pour
2.1022 molécules de 14N, il y a environ 4.1013 atomes
de 16N, au bout de 1 minute, il en restera 1,5 1011
environ.
Si l’on
fait ce même calcul avec l’uranium 238U ou le thorium 232Th
dont les périodes sont respectivement de 4,5 et 13,9 milliards d’années, on voit
que la plupart des atomes de ces éléments n’ont que très peu de chances de se
désintégrer au cours de la durée de vie de l’Univers.
Il est
évident que si le phénomène de la désintégration était un événement spontané,
indépendant de toute cause extérieure, chaque atome pourrait se désintégrer à
n’importe quel moment sans tenir compte de ce que font les autres atomes. Il
n’y aurait donc aucune loi qui régisse le nombre de désintégration en fonction
du temps. On pourrait alors observer une courbe chaotique de l’intensité de la
radioactivité d’une masse de matière et cette courbe serait différente d’une
masse à une autre ayant le même nombre d’atomes et la même teneur en atomes
potentiellement radioactifs. De plus, il n’y aurait aucune raison pour que les
atomes n’usent pas de la faculté de se désintégrer tous en même temps ou dans
un laps de temps très court ou bien décident de ne pas le faire pendant une
période de temps relativement longue.
Le fait que
le nombre de désintégrations dans l’unité de temps est toujours proportionnel
au nombre d’atomes potentiellement radioactifs restant s’explique si l’on admet
que les désintégrations sont provoquées en chaîne par les désintégrations
immédiatement antérieures. Chaque atome en se désintégrant expulse les particules
qui vont provoquer d’autres désintégrations si elles rencontrent un atome
potentiellement fissible. Avec le temps, il en restera de moins en moins, ce
qui explique la loi de décroissance observée. Les particules émises à chaque
désintégration qui ne provoquent pas un nouvel événement sont expulsées hors du
bloc de matière et provoque la radioactivité que nous pouvons observer. Il est
évident que nous n’observons pas les désintégrations dont les produits servent
à provoquer d’autres désintégrations au sein du bloc de matière, nous
n’observons que les particules qui émanent de cette matière et qui n’ont pas
provoquer d’événement de fission.
Le traitement des déchets
radioactifs
De ce
qui précède, il apparaît que le confinement des éléments potentiellement
fissibles ne peut que provoquer une intensité accrue de la radioactivité. Si,
lors d’une désintégration, les particules éjectées ne rencontrent aucun atome
potentiellement fissible, il ne se produira aucune désintégration nouvelle.
Lorsque
l’on dilue une certaine quantité de matière radioactive dans un substrat comme
l’eau ou le sable par exemple, la probabilité pour que les particules éjectées
lors d’une désintégration provoquent de nouvelles désintégrations disparaît
dans la plupart des cas. En effet, pour qu’une nouvelle désintégration se
produise, il faut que les particules éjectées rencontrent des atomes
potentiellement fissibles. Si la dilution est suffisante, les atomes de
l’élément radioactif considéré seront éloignés les uns des autres d’une
distance supérieure au libre parcours des particules projetées et aucune
désintégration ne pourra plus être provoquée. Les molécules d’eau ou de
silice peuvent absorber une particule incidente sans que cela provoque une
nouvelle fission comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous.
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Emission |
Elément cible |
Effet |
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a |
Eau |
Le libre parcours
moyen d des particules a dans l’eau ne
dépasse pas en général quelque mm. Ex : Pour
le Thorium C’ d’énergie 8,77 MeV d=50 mm. Une fois arrêtée,
la particule a capte deux électrons et se transforme en
atome d’hélium. |
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Air |
Dans
l’air, le libre parcours moyen d d’une particule a
d’énergie 8 MeV est de 8 cm. Elle se transforme ensuite en hélium. |
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Papier |
Une
feuille de papier suffit pour arrêter les particules a. |
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n (neutron) |
Eau |
Le ralentissement des
neutrons de grande énergie est obtenu après un parcours de quelques mètres
dans l’eau. Suffisamment ralentis, les neutrons peuvent être absorbés par un
atome d’oxygène 16O et l’on obtient un isotope stable 17O.
Absorbé par un atome d’hydrogène 1H on obtient un deutérium 2H également
stable. |
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Sable |
Des neutrons d’énergie
voisine de 100 MeV sont arrêtés par 1 m d’épaisseur de béton. Dans le sable,
leur libre parcours ne devrait pas être de beaucoup supérieur. Une fois
suffisamment ralentis, ils peuvent être absorbés par un atome de silicium 28Si
et l’on obtient un isotope stable 29Si. |
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Air |
Le libre parcours des
neutrons rapide dans l’air peut être très grand et les interactions avec les
molécules de l’air très rares du fait de son très faible rayon(loi
d’Einstein). Lorsque la vitesse du neutron diminue, son rayon va croître, il
se transforme alors en hydrogène avec une période d’environ 14 minutes. Cette
transformation se fait sans interaction extérieure et uniquement du fait que
le neutron se compose d’un proton et d’un électron. |
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b- b+ |
Eau Air Sable |
Les particules b
sont des électrons positifs ou négatifs émanant des noyaux des atomes. Ils
ont des énergies très variées selon la position du neutron ou du proton
émetteur dans le noyau. Pour respecter la loi de conservation de l’énergie,
Pauli supposa que chaque désintégration b était accompagnée
de l’émission d’un neutrino n (ou d'un antineutrino)
emportant la différence d’énergie de façon que l’émission b se
fasse à énergie constante. Négligeons ces particules qui n’ont aucun effet
sur la matière. Les électrons b ont
une masse faible (celle de l’électron) et des vitesses très importantes
proches de celle de la lumière. A chaque choc sur les atomes de la matière
rencontrée, ils rebondissent avec des angles très grands si bien que leur
parcours dans l’air, l’eau ou un matériau tel le sable est relativement
petit. De plus, chaque choc étant une interaction électromagnétique de
freinage au cours duquel un photon
est émis (loi de conservation de l’énergie) ils perdent rapidement de
l’énergie cinétique. Par contre, lorsqu’ils approchent d’un noyau d’atome,
selon leurs signes respectifs, ils peuvent être absorbés ou accélérés par
interaction coulombienne et ce dernier cas augmente leur libre parcours.
Cette accélération est également accompagnée de l’émission d’un photon
(Compton) En résumé, les
rayonnements b- et b+
sont toujours absorbés par le milieu ambiant sur des distance très faibles
généralement inférieures au mètre dans l’air. |
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g |
Eau
Air Sable |
Le rayonnement g
est un rayonnement électromagnétique. Il n'est donc pas composé de particule.
Il agit de 3 manières différentes sur le milieu traversé : 1- Effet
photoélectrique. 2- Diffusion par Effet
Compton 3- Création de paire
d’électrons - L’effet photoélectrique
est une interaction du photon g avec
un des électrons de l’atome. Cette interaction est plus probable lorsque
l’énergie du g est égale à l’énergie de liaison de
l’électron au noyau de l’atome. Si l’énergie du g est
grande, l’interaction se fera sur les orbites les plus proches du noyau (couches
K, L,…). C’est pourquoi on utilise du plomb, élément dont l’ atome a une
couche K très fortement liée aux noyau, pour absorber ce rayonnement. Des matériaux tels l’air,
l’eau et le sable ne peuvent arrêter que des photons dont l’énergie hn
est inférieure ou égale à l’énergie de liaison des électrons de ces atomes.
Ils n’absorbent donc pas les g de grande énergie. - L’effet Compton. Lorsque
les g de
grande énergie sont absorbés par les électrons des atomes, ils les obligent à
faire un saut sur une orbite
plus proche du noyau, d’énergie plus élevée. Cette situation étant instable,
l’électron retourne sur son orbite naturelle en émettant un photon (d’énergie
plus faible que celle du photon incident) qui diffusera dans n’importe quelle
direction de l’espace y compris dans la direction de la source des g. Si
l'énergie hn de ces g est supérieure à celle de l’électron
(0,51 MeV), ils se transforment en
électrons et leur vitesse est donnée par
v=((hn-m0c2)/m0)1/2.
- Création de paire
d’électrons. Lorsque l’énergie des g est nettement supérieure à 1 MeV, il se crée une paire d’électron, un
négatif et l’autre positif. L’énergie de l’électron étant de 0.51 MeV,
l’excédent d’énergie constitue
l’énergie cinétique des électrons créés. On a ainsi la relation hn=
2m0c2+T1+T2 où m0 est
la masse de l’électron et T1 et T2 sont les
énergies cinétiques des électrons. Quelle que soient leurs vitesses, ces
électrons réagissent avec les atomes de la matière traversée et perdent très
rapidement leur énergie cinétique. L’électron négatif ionise un atome alors
que l’électron positif s’annihile avec un électron négatif en produisant deux
nouveaux g d’énergie strictement égale à 0.51 MeV. Ces
photons g vont être absorbés comme ci-dessus par effet
photoélectrique ou par diffusion Compton. |
Nota : Nous ne considérons que les interactions
des rayonnements avec les atomes de la matière cible. Les effets thermiques que
ces interactions peuvent induire ne sont pas prises en compte.
Comme on le voit, le rayonnement g est le plus pénétrant de
tous les effets de la radioactivité.
Mais ce dernier provoque toujours et très rapidement, la formation
d’électrons qui finissent par dissiper la totalité de l’énergie. C’est finalement ces électrons qu’il convient
d’absorber.
L’effet photoélectrique se révèle
efficace jusqu’à des énergies de 50 keV avec l’aluminium, l’air ou l’eau ;
jusqu’à 150 keV avec le cuivre et avec le plomb il reste efficace pour des g de 500 keV.
Dans l’air, l’eau et
l’aluminium les g de 50 keV à 15 MeV sont absorbés par Effet Compton. Dans
le cuivre, cet effet est produit par des g d’énergie jusqu’à 150 keV et dans le plomb
l’énergie peut varier de 500 keV à 5 MeV.
La création
de paires d’électrons dans l’air, l’eau, l’aluminium ou le cuivre n’a lieu
qu’avec des énergies supérieures à 10 MeV.
D’après
l’expérience acquise, des g de 1,2 MeV (radiocobalt)
peuvent être absorbés à 90% par 4 cm et
à 99% par 12,3 cm de plomb. Pour obtenir une réduction à 90%, il faut 20 cm de
béton ou 45 cm d’eau.
Conclusions
La dilution des matériaux radioactifs
apparaît comme le moyen le plus efficace pour diminuer les risques
d’irradiation. Toutefois, cette méthode n’est pas toujours suffisante car il
faut obtenir une dilution telle que les atomes soient suffisamment éloignés les
uns des autres pour éviter toute interaction qui conduise à une réaction en
chaîne, même si celle-ci a un coefficient inférieur à l’unité.
Cependant ce procédé s’avère possible et
sans risque pour l’environnement si l’on disperse les déchets dans les grandes
fosses océaniques après les avoir broyés ou pulvérisés.
Il faut se rappeler qu’avec une dilution à 1
pour mille par exemple on obtient un résultat meilleur qu’avec un vieillissement de 10 périodes
car les atomes étant plus éloignés les uns des autres ont moins de chance de
provoquer de nouvelles désintégrations.
Ainsi, une masse de cobalt radioactive
diluée 10 fois dans n’importe quel substrat (eau ou sable par exemple) sera moins
dangereuse que derrière une paroi de 20 cm de béton ou de 45 cm d’eau.
Les structures métalliques contaminées peuvent être recyclées dans les hauts-fourneaux mélangés à de grandes quantités de minerai vierge. Une dilution à 1 pour 1000 ferait que la radioactivité du mélange serait pratiquement nulle du fait de l’éloignement des atomes potentiellement fissibles les uns des autres.
m’écrire : ebraw@wanadoo.fr