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Atomes et matière,                                               ISBN 978-2919314-027,   360 pages, 34 €

Mécanique céleste et Cosmologie,                 ISBN 978-2919314-003,   158 pages,  18 

Atoms and matter                                                ISBN 978-2919314-034,   338 pages  34 €

 

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Cet article est extrait de mon ouvrage « Atomes et matière ». La structure et la mécanique de l’atome que je propose sont nécessaire pour vérifier les calculs développés dans ce qui suit. Vous pouvez accéder à ces données dans l’article Mécanique de l'atome sur ce site

 

 

 

 

L’effet de serre.

 

Pour que les molécules de l’atmosphère puissent générer un effet de serre, elles doivent avoir un rayon tel que le mode de pulsation de leurs sep corresponde à la fréquence du rayonnement thermique émanant de la surface terrestre.

 

  Le rayonnement thermique se situe dans l’infrarouge proche et pour une température moyenne de 15° Celsius la formule de Wien :

 

           lT = 2,88.10-3 mK                                                       (1)

 

donne justement pour cette température une longueur d’onde maximum de 10-5 m.

 

  Les molécules qui peuvent absorber et émettre ce rayonnement doivent avoir, selon les résultats obtenus Chap. I - §.8, un rayon  ri  tel que :

 

          ri =  l / bi         avec  ri = r38 z (38-i)                          (2)

 

 bi est le coefficient obtenu à l’aide de la formule (1.45) et r38 le rayon de l’orbite de Bohr. La valeur de bi  est donc : bi  = l /ri   soit :

 

          bi  = 10-5/ 5,29.10-11 =  1,9.105

 

ce qui correspond, selon le tableau 2 (§ - 1.8) à une molécule pulsant sur une orbite d’indice 30 (pour z = 2)[1].

 

  La molécule ayant une orbite extérieure d’indice 30 a donc un rayon de :

 

          r30 = r38 z (38-30) = 5,29.10-11 x 2(38-30) = 1,35.10-8 m (pour z = 2)

 

ce qui correspond à une densité  r atm de l’atmosphère :

 

            =   4,7.10-3  kg/m3                       (3)

 

pour des molécules d’un poids atomique M = 29 [2] et m = 1,67.10-27 kg. (UMA).

 

  La densité de l’atmosphère ainsi calculée correspond à celle que l’on trouve à environ 35 km d’altitude selon la formule de la CINA[3]:

 

                                              (4)

 

r0 et T0 sont respectivement la densité et la température de l’atmosphère au niveau de la mer et h, l’altitude en kilomètre.

  Le calcul que nous venons de faire nous a permit de déterminer l’altitude à laquelle l’atmosphère, composée de molécules d’azote et d’oxygène, avait la propriété d’interférer avec le rayonnement thermique de longueur d’onde de 10-5 m  et de provoquer ce qu’on nomme un effet de serre.

 

   Mais il semble que ce calcul conduise à des résultats en désaccord avec les observations. En effet, l’effet de serre provoqué par l ‘azote et l’oxygène de la haute atmosphère n’est pas suffisant pour expliquer la température de la surface terrestre. Ainsi, notre atmosphère contient également de la vapeur d’eau. Les molécules d’eau ont des propriétés différentes de celles de l’oxygène et de l’azote et il nous faut examiner à quelle altitude la vapeur d’eau de notre atmosphère va provoquer cet effet de serre.

  Tout d’abord, nous devons poser que si ces molécules sont en suspension dans l’air, c’est qu’elles ont la même densité que les molécules de l’air sec. Ce qui nous conduit à l’égalité suivante où nous ne considérons que la densité des molécules :

 

          rmol.air = rmol.eau

 

                                              (5)

 

         

:

         

 

ou, numériquement  avec un poids moléculaire de 18 pour la molécule d’eau :

 

         

 

le rayon de la molécule d’air se calcule, connaissant la densité de l’air à l’altitude considérée, ici nous allons prendre l’altitude de 4 km qui correspond à l’altitude moyenne des nuages chargés d’eau, soit rair = 0,819 kg/m3 :

 

                                    (6)

 

Le rayon de la molécule d’eau de même densité que la molécule d’air sera  donc de  2,06.10-9  m soit 49 fois le rayon de Bohr. L’indice de cette orbite est donc :

 

          38 - (log 49 / log z ) = 32,4

 

avec z=2, cette orbite est donc d’un rang 5,6 fois, soit 6 fois inférieur à l’orbite de Bohr. Ce qui situe les sep de ces  molécules sur une orbite extérieure d’indice i =32.

 

  Avec cette densité, les molécules d’eau vont interférer avec un rayonnement de longueur d’onde l :

 

            l = 5,29.10-11  b32  = 2,38.10-6 m

 

  Cette longueur d’onde situe le rayonnement dans l’infrarouge proche aux effets thermiques sensibles importants.

 

  Avec les deux exemples de calcul menés ci-dessus, nous voyons que toutes les molécules de l’air, l’air sec ou l’air humide, interfèrent avec le rayonnement thermique et provoquent cet effet de serre. Cependant, toutes les molécules interagissent avec des longueurs d’onde différentes en fonction de leur dimensions et donc en fonction de l’altitude à laquelle elles se trouvent, altitude qui détermine la densité de l’atmosphère et donc le rayon de chaque molécule.

 

  Sur le graphique ci-dessous, nous représentons les rayons des molécules de CO2 (bleu), d’oxygène (violet), azote (noir) et vapeur d’eau (jaune) en fonction de l’altitude. Toutes ces molécules ont la même densité à la même altitude.


 

 Ainsi, en fonction de l’altitude, le rayon des molécules de l’atmosphère se modifie et les molécules vont interférer avec le rayonnement thermique de longueurs d’onde différentes données dans le tableau ci-dessous :

 

 

 

Altitude en kilomètres

 

 

0

1

2

3

4

5

6

7

8

 

CO2

rayon

2.43

32

2.385

2.51

32

2.385

2.59

32

2.385

2.68

32

2.385

2.78

32

2.385

2.88

32

2.385

2.98

32

2.385

3.10

32

2.385

3.22

32

2.385

indice

l

 

O2

rayon

2.18

33

1.246

2.26

33

1.246

2.33

33

1.246

2.41

32

2.385

2.50

32

2.385

2.59

32

2.385

2.68

32

2.385

2.79

32

2.385

2.90

32

2.385

indice

 

l

 

N2

rayon

2,09

33

1,246

2,16

33

1,246

2,23

33

1,246

2,31

33

1.246

2,39

33

1.246

2,47

32

2,385

2,57

32

2.385

2,67

32

2.385

2,77

32

2.385

indice

l

 

H2O

rayon

1.80

33

1,246

1.86

33

1,246

1.92

33

1,246

1.99

33

1.246

2,06

33

1.246

2,14

33

1.246

2,22

33

1.246

2,30

32

2.385

2,39

32

2.385

indice

l

Les rayons sont exprimés en 10-9 m. Les longueurs d’onde en 10-6 m.

 

  On remarquera que les longueurs d’onde ne varient pas d’une façon continue en fonction de l’altitude car les molécules ont une certaine élasticité et gardent les mêmes rangs d’orbites extérieures pour de grandes variations de pression ambiante.

 

  Les longueurs d’onde indiquées dans le Tableau ci-dessus ne sont peut-être pas tout à fait exactes car les atomes comportant un grand nombre de nucléons ont plusieurs modes de pulsation et interfèrent avec plusieurs longueurs d’onde de rayonnement. Cependant, nous voyons sur ce Tableau que ce sont les éléments les plus lourds qui interfèrent avec les plus grandes longueurs d’onde. Ainsi, le CO2 interfère à toutes les altitudes avec le rayonnement infrarouge proche[4] alors que les autres éléments ne le font qu’à des altitudes plus élevées. Toutefois, le rôle de l’azote et de l’oxygène dans le phénomène de l’effet de serre ne doit pas être négligé car il se produit à des altitudes plus basses que celles de la vapeur d’eau alors que généralement, l’on attribue ce rôle aux nuages chargés d’eau pour lesquels l’effet de serre ne se produirait qu’à partir d’environ 7 km d’altitude.

 

  En effet, plus l’atome comporte de nucléons, plus le rayon de la molécule doit être grand pour que sa densité soit comparable à celle des éléments environnants plus légers. Et, nous nous souvenons que d’après ce que nous proposons, la longueur d’onde du rayonnement avec lequel un atome ou une molécule peut interférer se calcule en prenant le produit de son rayon et du coefficient bi selon notre formule (1.46).

 

  Enfin, il nous faut préciser que lorsque les molécules d’éléments lourds se gonflent quand la pression ambiante diminue, seules les orbites les plus externes sont affectées alors que les sep internes continuent de pulser sur des orbites aux dimensions pratiquement inchangées. Ce qui explique que les spectres de rayonnement observés sont pratiquement indépendants des conditions physiques dans lesquelles les atomes ou molécules se trouvent. Seules quelques fois, des conditions physiques extrêmes (vide spatial ou milieu stellaire très chaud) vont permettre d’observer des atomes ionisés une ou plusieurs fois. Ce qui correspond à l’absence des sep extérieurs responsables des longueurs d’onde plus faibles dans le spectre de l’élément atomique observé.

 

M’écrire : ebraw@wanadoo.fr

 

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[1] - La plus grande longueur d’onde possible avec laquelle un atome peut interférer est donnée par le produit du rayon de Bohr et le nombre indiqué sur le Tableau I en regard de l’indice de l’orbite. Ce résultat suppose que le sep pulse entre une orbite très intérieure et l’orbite la plus extérieure. Si le sep pulsait entre une orbite proche et l’orbite extérieure il conviendrait de faire la différence bp - bk , ce qui conduirait à un coefficient plus petit, donc une période plus petite et une fréquence plus élevée. Ceci résulte du fait que le tableau est calculé de cette façon et ne signifie pas que les échanges d’énergie de l’atome sont plus grands lorsque le sep ne pulse qu’entre deux orbites proches.

[2] -  Le poids moléculaire moyen des molécules d’air composé de 79 % d’azote et de 21 % d’oxygène est de 28,96

[3] - Commission Internationale de Navigation Aérienne. Cf. Manuel de base de l’ingénieur. Dunod, 1961, Tome II, p.604. Notons que cette formule n’est donnée que pour une altitude inférieure à 11 km. Toutefois, la variation de densité et de température en fonction de l’altitude ne peut s’écarter d’une façon importante de celle extrapolée suivant cette formule et l’erreur éventuelle est sans importance pour notre propos.

[4] - Savoir si les quantités de CO2 produites par les activité humaines jouent un rôle important dans la formation de l’effet de serre est une autre question que nous ne traitons pas dans le cadre de cet ouvrage.