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Atomes et matière,                                               ISBN 978-2919314-027,   360 pages, 34 €

Mécanique céleste et Cosmologie,                 ISBN 978-2919314-003,   158 pages,  18 

Atoms and matter                                              ISBN 978-2919314-034,  338 pages,  34 €

 

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Propulsion interplanétaire.

 

  Dans l’espace interplanétaire ou intersidérale, seule la propulsion par réaction est possible. Ce mode de propulsion est caractérisé par l’expulsion, dans le sens opposé à la direction du mouvement, d’une certaine quantité de matière et de la vitesse d’éjection de cette matière.

  En gros, l’énergie ou le travail fourni est donné par la formule w = mv² où m est la masse de la matière et v, sa vitesse d’éjection. A quantité de matière éjectée égale, il est évident que l’on a intérêt à obtenir une vitesse d’éjection aussi grande que possible.

  Contrairement à une croyance très répandue, les gaz éjectés ne s’appuient pas sur le milieu ambiant pour provoquer la force de propulsion, c’est pourquoi ce mode de propulsion garde toute son efficacité dans le vide spatial.

 

 Actuellement, on obtient une grande vitesse d’éjection des gaz en provoquant la combustion d’un carburant en le mélangeant avec un comburant judicieusement choisi. Carburants et comburants sont stockés sous haute pression ou à l’état liquide, ce qui impose de doter le vaisseau spatial de réservoirs lourds et encombrants, de dispositifs de sécurité lors du stockage et de protections contre les hautes températures résultant de la combustion.

 

  Il semble qu’il soit possible de munir les vaisseaux spatiaux d’un mode de propulsion beaucoup plus simple et plus économique.

 

  Cette possibilité découle naturellement des propositions contenues dans notre ouvrage Structure et mécanique de l’atome et ne nécessite, pour être cohérente, que d’admettre que les atomes et molécules ont des volumes tels qu’ils occupent tout l’espace disponible en fonction de la pression ambiante.

 

Propulseur à air.

 

  Dans le vide spatial, y compris dans l’espace entre la terre et la lune par exemple, la pression ambiante est très faible, de l’ordre de 10-14 atmosphères. C’est à dire que chaque molécule  occupe un volume 1014 fois plus grand que dans les conditions normales de la surface de la terre.

  Ainsi, si l’on stocke un gaz, de l’air par exemple, sous une pression de 250 à 300 atmosphères et qu’on le relâche dans le vide spatial, le volume de chacune de ses molécules va subir instantanément une « inflation » de 15 à 16 ordres de grandeur. C’est à dire que le volume d’une bille de 1 cm de diamètre de cet air voudra occuper instantanément un volume égal à celui d’une montagne de 1000 mètres de hauteur. On peut citer un autre exemple, plus frappant pour l’imagination : le volume d’un ballon de football de gaz compressé occuperait instantanément une fois détendu, un volume de 20 km de diamètre.

 

  Il est facile de calculer approximativement la poussée d’un tel moteur. Supposons que la durée de l’expansion de l’air soit de l’ordre du dixième de seconde, la vitesse d’éjection serait d’environ 10 km par seconde et 1 gramme d’air provoquerait une poussée de 100 tonnes.

 

  Mais pour obtenir un tel résultat, il est nécessaire que l’expansion du gaz se fasse dans une tuyère conçue pour que la variation de volume se traduise par une poussée de sens opposé. Lors des corrections de trajectoires des satellites et des vaisseaux de la NASA, de l’ESA ou des vols russes, les gaz sont éjectés directement dans le vide spatial et il n’en résulte aucune poussée due à la variation de volume des molécules des gaz. C’est donc avant tout par la conception des tuyères que l’intérêt de ce mode de propulsion manifestera son intérêt.

 

  Par ailleurs, comme on le conçoit aisément, l’air de l’atmosphère terrestre peut servir d’agent propulseur sans autre coût que celui de le compresser aux meilleurs conditions de rentabilité pour le stockage et le transport.

 

  Notons encore qu’il est possible que, dans les conditions d’un vide poussé, les molécules d’azote et d’oxygène de l’air puissent fissionner en molécules d’hydrogène, ce qui accroisserait encore d’un ordre de grandeur l’augmentation du volume des gaz éjectés. Si, dans les conditions d’un vol terre/lune, ce gain peut sembler négligeable, pour des vols de longue durée, le fait d’avoir à embarquer 14 à 16 fois moins d’air serait certainement d’un grand intérêt. Mais là encore, les tuyères devraient être étudiées de façon à permettre de bénéficier de cet effet supplémentaire si toutefois il s’avère effectif.

 

  Remarquons que cette proposition de propulsion spatiale n’est pas plus farfelue que celles étudiées actuellement par la communauté scientifique comme par exemple, les voiles solaires, les trous de vers, la pression de radiation… Cette proposition repose sur des bases physiques simples et faciles à vérifier exposées dans l’ouvrage cité ci-dessus.

 

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